UJKZ : Un projet de recherche de 200 millions FCFA lancé pour étudier la transformation numérique des universités africaines

L’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) a officiellement lancé, le lundi 2 novembre 2026, le projet de recherche DIGIT-OACs, consacré aux transformations numériques dans les universités africaines. Financé à hauteur de 313 000 euros, soit environ 200 millions de FCFA, ce programme de recherche entend analyser les effets du numérique sur les métiers et les pratiques de l’enseignement supérieur et de la recherche au Burkina Faso, au Nigeria et au Kenya.
La cérémonie de lancement s’est tenue dans la salle de réunion des Écoles doctorales, sous la présidence du camarade Dr Serge Noël OUÉDRAOGO, chef de cabinet, représentant le président de l’Université, le camarade Pr Antoine BÉRÉ.
Elle a été suivie d’un atelier méthodologique réunissant des équipes de recherche des trois pays, en présentiel et en ligne. Prévu pour une durée de quatre ans, le projet ambitionne de mieux comprendre les usages du numérique au sein des institutions universitaires africaines.
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À l’ouverture de la cérémonie, le directeur de l’Africa Multiple Research Centre (AMRC), le Pr Yacouba BANHORO, a souhaité la bienvenue aux différentes délégations. Il a salué la sélection du projet et félicité le Dr Natéwindé SAWADOGO et son équipe pour cette initiative scientifique.
Pour lui, les mutations numériques ne se limitent pas à l’introduction de nouveaux outils dans les universités. Elles transforment également les tâches, les compétences et les relations professionnelles. D’où l’intérêt d’une recherche comparative qui prend en compte les réalités propres à chaque pays.
Présentant les fondements du projet, son directeur, le Dr Natéwindé SAWADOGO, a souligné la nécessité de s’intéresser à la manière dont les acteurs universitaires s’approprient les technologies numériques. Selon lui, si les universités forment des spécialistes du numérique, il importe aussi de comprendre comment leurs propres personnels utilisent ces outils dans leurs activités d’enseignement, de recherche et de gestion.

L’étude portera ainsi sur les usages du numérique par les enseignants-chercheurs et les autres catégories de personnels universitaires. Elle prendra notamment en compte les pratiques professionnelles, les politiques institutionnelles, les infrastructures et les dynamiques qui accompagnent la transition numérique.
Menée dans des universités du Burkina Faso, du Nigeria et du Kenya, cette recherche permettra de comparer les expériences nationales et de dégager les convergences entre les différentes professions académiques.
« Nous voulons comprendre quel est l’arbitrage que les enseignants-chercheurs font du numérique », a expliqué le Dr SAWADOGO, en évoquant les choix opérés dans les activités pédagogiques et scientifiques.
Un financement de 313 000 euros et un volet consacré à la formation
Au-delà de la production de connaissances scientifiques, DIGIT-OACs prévoit un volet de formation et d’accompagnement de doctorants et de postdoctorants, avec l’appui d’un conseil scientifique.
Les résultats des travaux feront l’objet de publications scientifiques et de différentes activités de communication. Le projet bénéficie d’un financement de 313 000 euros, soit environ 200 millions de francs CFA, dont 80 % des ressources sont consacrées à l’équipe burkinabè.
Les connaissances produites devraient contribuer à éclairer les politiques et les stratégies de transformation numérique des universités et des centres de recherche. Elles permettront notamment de mieux cerner les conditions dans lesquelles les technologies sont intégrées aux pratiques professionnelles et aux dispositifs institutionnels.
L’UJKZ réaffirme son engagement dans la coopération scientifique
Dans son allocution prononcée au nom du président de l’Université Joseph KI-ZERBO, le camarade Dr Serge Noël OUÉDRAOGO a salué le lancement de cette initiative, qu’il a inscrite dans la dynamique de transformation numérique de l’enseignement supérieur.
Il a insisté sur la nécessité de mieux comprendre les changements induits par les technologies numériques dans les universités et les centres de recherche. Il a également mis en avant la coopération scientifique portée par l’Africa Multiple, qui favorise les échanges entre chercheurs tout en préservant l’autonomie des institutions partenaires.
À l’issue de son intervention, il a procédé au lancement officiel du projet DIGIT-OACs, au nom du président de l’UJKZ, le camarade Pr Antoine BÉRÉ.
Trois jours d’atelier pour harmoniser les méthodes de recherche
La cérémonie inaugurale a été suivie d’un atelier méthodologique prévu du 2 au 4 novembre 2026. Ces travaux doivent permettre aux équipes de recherche de définir les bases opérationnelles de l’étude.
Les participants sont notamment appelés à harmoniser les protocoles et les outils de collecte des données, à identifier les universités concernées et à établir le calendrier des activités. Les échanges portent également sur les modalités de collaboration entre les équipes du Burkina Faso, du Nigeria et du Kenya, ainsi que sur la prise en compte des enjeux linguistiques dans la conduite des travaux.
À travers DIGIT-OACs, l’Université Joseph KI-ZERBO et ses partenaires entendent ainsi produire des connaissances sur les usages du numérique dans les universités africaines. Au terme des quatre années de recherche, les travaux devraient contribuer à une meilleure compréhension des mutations qui redessinent les métiers et les pratiques de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le continent.
Source : UJKZ




