Tibila signe son retour avec « Bayiri », un album au service de la patrie et de la cohésion sociale

Après près de dix ans d’absence discographique, l’artiste burkinabè Tibila a présenté, le jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou, son deuxième album baptisé « Bayiri ». Une œuvre de dix titres qui conjugue sonorités traditionnelles et arrangements contemporains, tout en portant des messages de paix, de pardon et d’attachement à la patrie.
Le silence discographique est désormais rompu. Dix ans après « Wendbonsgo », son premier album sorti en décembre 2016, Tibila revient sur le devant de la scène avec « Bayiri », qui signifie « Mère patrie ». La dédicace de cette nouvelle production a réuni acteurs culturels, mélomanes et proches de l’artiste autour d’une œuvre dans laquelle il réaffirme son identité musicale.
Né le 1er janvier 1985 à Andemtenga, dans la province du Kouritenga, Tibila a grandi au contact de la musique traditionnelle. Installé à Ouagadougou en 2005, il multiplie les expériences professionnelles avant de se consacrer à sa passion. Sa proximité avec l’artiste Floby, dont il rejoint l’école artistique, contribue à perfectionner sa technique et à forger son univers musical.
Avec « Bayiri », Tibila revendique un équilibre entre tradition et modernité. Sa voix et ses compositions puisent dans les rythmes ancestraux, tout en intégrant des sonorités actuelles.

L’album aborde plusieurs réalités de la société, notamment l’amour, le pardon, la maternité, les relations familiales, le travail et l’attachement à la terre natale.
Les dix titres livrent ainsi des messages variés. « Burkina Faso 2 » appelle à l’union et à la solidarité autour de la patrie. « Suugri » met en avant le pardon comme facteur de rapprochement, tandis que « Tuum n Yaoda » exhorte au travail et à la persévérance.
« Rogom » s’intéresse, pour sa part, aux difficultés vécues par certaines femmes en quête de mariage et de maternité.
À travers cette nouvelle œuvre, Tibila entend consolider sa carrière et accroître sa visibilité sur les scènes nationales et internationales. « Au-delà de l’ambition artistique, « Bayiri » se veut également un instrument de valorisation de l’identité culturelle burkinabè et de promotion de la paix, de l’amour, du pardon et de la cohésion sociale », a expliqué l’artiste.

Après des prestations au Burkina Faso et dans plusieurs pays de la sous-région, notamment en Côte d’Ivoire, au Togo et au Ghana, Tibila entend désormais franchir un nouveau cap avec ce deuxième opus.
Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24
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