Suivi de la campagne agro-pastorale 2026-2027 : À Pô, le commandant Sombié recadre les responsables d’un champ-école de niébé

Dans le cadre de sa tournée de suivi de la campagne agro-pastorale 2026-2027, le ministre d’État, ministre en charge de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié, a exprimé son mécontentement face à l’état d’un champ-école de niébé qui lui a été présenté,  le vendredi 18 septembre 2026, à Pô, dans la région du Nazinon. Insatisfait de la qualité des travaux et de l’organisation du site, il a exigé des responsables qu’ils améliorent le champ ou en aménagent un autre, afin qu’il puisse véritablement servir de cadre d’apprentissage et de démonstration pour les producteurs.

« Ce n’est pas un champ-école ça, un champ-école quand moi, j’arrive ici, je dois avoir envie de me coucher ici », a-t-il d’emblée reproché aux responsables, avant de leur ordonner de réaliser un autre champ-école sur un autre site ou d’améliorer celui-ci afin qu’il réponde aux exigences.

Selon le ministre d’État, la qualité du rendement constitue un élément déterminant de la rentabilité de l’activité agricole. Il a notamment insisté sur la nécessité pour les producteurs d’obtenir des rendements suffisamment élevés pour pouvoir faire face aux charges liées à la production.

Au milieu en tenue militaire, commandant Ismaël Sombié
Au milieu en tenue militaire, commandant Ismaël Sombié

«La rentabilité de l’activité dépend du rendement. Voilà pourquoi à la sortie les gens vont se plaindre sur le prix sur le marché, ils ne peuvent os vendre en bas d’un certain prix non seulement mais quand on fixe le prix planché, ils trouvent qu’on grise les producteurs.

Parce que les variétés qui, théoriquement ,on dit que ça donne 2 à 5 tonnes l’hectare, le gars se retrouve avec 2 tonnes 300, 2 tonnes 500, 2 tonnes 800. Et quand il calcule les charges liées aux intrants, les labours et le reste, il ne s’en sort pas», a-t-il déploré.

Le commandant Sombié a également rappelé que la mise à disposition des intrants par l’État doit s’accompagner d’un suivi rigoureux et de résultats concrets sur le terrain.

«C’est bien d’avoir décidé de faire un champ-école pour montrer surtout pour le niebé pour les femmes parce que ce sont elles qui le font le plus souvent, maintenant il faut que ça soit bien», a-t-il interpellé.

Le champ école en question
Le champ école en question

D’après le ministre d’État, l’agriculture repose sur des principes techniques précis, dont le respect conditionne directement les résultats attendus.
«Si vous faites bien, vous respectez tel principe, la récolte est là. Si vous ne respectez pas à l’arrivée, il n’y aura pas de récolte », a-t-il avancé.

Constatant que les cultures présentées sur le site étaient difficiles à distinguer des arbustes et des mauvaises herbes, Ismaël Sombié a estimé que le champ ne remplissait pas les critères d’un véritable champ-école.

« Des herbes qui sont là, c’est parsemé en pêle-mêle, ça ce n’est pas un champ-école. Donc il faut leur dire, ici, ils n’ont rien appris. Faites un autre champ-école à côté où vous allez leur montrer ce qui est bien. Sinon ça là n’est pas bien. Faites un autre ou bien vous arrangez ça là, ça va être bien », a-t-il conclu.

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W.S

Burkina 24

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