SAMAO 2026 : Le Burkina Faso veut reprendre la main sur ses richesses minières

La 8e édition de la SAMAO a officiellement refermé ses portes le vendredi 18 septembre 2026 à Ouagadougou. Ouverte le 14 septembre, la rencontre a réuni environ 5 000 participants venus de 11 pays, dont plusieurs délégations du Mali et du Niger.

Le ton était à la souveraineté. À la clôture de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) 2026, le Burkina Faso a appelé à une meilleure maîtrise de ses ressources minières, énergétiques et des hydrocarbures. Cinq jours d’échanges ont permis de dégager des pistes pour faire davantage des richesses du sous-sol un levier de transformation économique et sociale.

La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre en charge des Mines, Zabré Yacouba Gouba, représentant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. À l’heure du bilan, un message s’est particulièrement dégagé des différents échanges : les États africains doivent renforcer leur capacité à maîtriser et à valoriser leurs propres ressources.

Zabré Yacouba Gouba, Ministre en charge des mines

Pour le ministre Zabré Yacouba Gouba, cette exigence passe notamment par une gouvernance mieux intégrée des ressources minières, énergétiques et des hydrocarbures. L’objectif est clair donc de permettre aux États de mieux contrôler la chaîne de valeur et de retenir davantage de richesses sur leur territoire. « Les ressources doivent davantage contribuer à la transformation structurelle de notre économie », a-t-il souligné.

Derrière cette ambition se pose donc la question de la souveraineté économique. Pour les participants, il ne s’agit plus seulement d’extraire les ressources, mais de développer leur transformation, de renforcer le contenu local et de faire en sorte que les populations bénéficient davantage des retombées du secteur.

Des recommandations pour renforcer la maîtrise des ressources

Durant cinq jours, les échanges ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques pour l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). Sept panels, six sessions ordinaires, trois panels techniques et quatre sessions techniques ont notamment abordé la souveraineté énergétique, la gouvernance minière, les ressources stratégiques, l’électrification rurale, la transformation des substances minérales et le développement du contenu local.

Au terme des travaux, cinq recommandations majeures ont été formulées. Elles mettent notamment l’accent sur la maîtrise de l’information géologique dans les trois États de l’AES, particulièrement dans la zone des trois frontières.

Les participants ont également insisté sur la nécessité d’accélérer l’exploitation, la transformation et la valorisation des ressources au profit des populations. Le renforcement des capacités humaines figure également parmi les priorités retenues.

Au-delà de la clôture de cette édition, la SAMAO 2026 aura donc posé une question centrale, comment faire des ressources naturelles un véritable moteur de souveraineté et de développement pour les États de l’AES ? Les recommandations formulées au cours de la rencontre devront désormais trouver leur traduction dans les politiques et les actions concrètes du secteur minier.

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Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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