Cardanol : La Côte d’Ivoire veut produire à grande échelle à partir des coques de noix de cajou

La société indienne Essar Biofuels (India) Limited prévoit d’investir environ 75 millions de dollars, soit près de 45 milliards de francs CFA, en Côte d’Ivoire pour valoriser les coques de noix de cajou et produire du Cardanol. Le projet doit contribuer à renforcer la transformation locale de l’anacarde et à développer de nouveaux débouchés industriels, rapporte l’agence ivoirienne de presse.

La Côte d’Ivoire pourrait accueillir un important projet industriel porté par l’entreprise indienne Essar Biofuels. La société prévoit d’y investir environ 75 millions de dollars pour transformer les coques de noix de cajou et produire du Cardanol destiné au marché international.

Le projet a été présenté à l’occasion de la signature, le 11 septembre 2026 à Abidjan, d’un mémorandum d’entente entre le Conseil coton, anacarde et karité, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) et Essar Biofuels.

Le projet prévoit la construction d’une unité industrielle présentée comme la plus grande usine au monde de production de Cardanol.Le Cardanol est notamment obtenu à partir du liquide de coque de noix de cajou, communément appelé CNSL (Cashew Nut Shell Liquid). L’installation envisagée doit ainsi transformer les coques et le CNSL en produits à destination du marché international.

Au-delà de la production de Cardanol, le projet ambitionne de renforcer la valeur ajoutée créée localement. Il devrait également contribuer à la création d’emplois, à l’ouverture de nouveaux débouchés industriels et à la génération de crédits carbone.

Lire également 👉Anacarde : Abidjan lance une unité industrielle de transformation des coques en Afrique

Premier producteur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire cherche depuis plusieurs années à développer la transformation locale de cette matière première.

L’objectif est notamment de valoriser les différentes composantes de l’anacarde, au-delà de la seule amande. Les coques, longtemps considérées comme un sous-produit, constituent ainsi une source potentielle de valeur pour l’industrie.

« Le CEPICI cible de plus en plus les investissements capables de créer davantage de valeur en Côte d’Ivoire », a déclaré sa directrice générale, Solange Amichia. Elle a notamment cité la transformation locale des matières premières et des sous-produits agricoles.

Le mémorandum d’entente doit servir de cadre à la collaboration entre les différentes parties pour faciliter la réalisation du projet et son intégration dans l’écosystème industriel ivoirien. Un groupe de travail sera mis en place afin d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’action, tout en assurant le suivi du projet.

Le CEPICI doit notamment accompagner Essar Biofuels dans les démarches administratives et juridiques liées à la création de l’entité ivoirienne. Il orientera également l’investisseur vers les mécanismes d’incitation prévus par le Code des investissements et facilitera les relations avec les acteurs locaux.

De son côté, le Conseil coton, anacarde et karité apportera son expertise sur l’accès à la matière première, la valorisation des coques ainsi que les relations avec les différents acteurs de la filière.

À travers ce projet de 45 milliards de francs CFA, la Côte d’Ivoire entend ainsi renforcer davantage l’industrialisation de la filière anacarde et tirer une valeur économique supplémentaire de ses sous-produits.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page