Affaire Thomas Sankara: le groupe parlementaire ADJ réagit suite aux propos de Simon Compaoré

Le groupe parlementaire « Justice et démocratie » (ADJ, opposition) a tenu une conférence de presse hier mercredi 13 juillet 2011 au siège du chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF) à Ouagadougou, en vue d’expliquer leur initiative tendant à faire la lumière sur les évènements du 15 octobre 1987 au Burkina.
D’entrée de jeu, Hama Arba Diallo, le président du Groupe parlementaire ADJ, a exposé un bref résumé du coup d’Etat du 15 octobre 1987, qui a débouché sur l’assassinat du président Thomas Sankara, en insistant sur le fait que « la réalité des « juges acquis », a toujours fait ses effets dans ce dossier.
Se prononçant récemment sur la démarche de l’Opposition, Simon Compaoré parlait de « gens qui veulent meubler leur temps ». Au cours de cette conférence, il a eu droit à la réponse de Me Bénéwendé Stanislas Sankara, également chef de file de l’opposition burkinabé; « Chercher la manifestation de la vérité n’a rien à voir avec meubler son temps. Ceux qui le disent, ça n’engage qu’eux. C’est du mépris qu’ils affichent par rapport à notre peuple, qui est contre l’impunité et contre l’injustice. Il y a aussi des hommes sadiques et cyniques, et il faut les laisser avec leur état d’âme ».
Ce groupe parlementaire avec le soutien de 21 députés de l’Assemblée nationale française, en majorité socialiste, ont déposé à l’Assemblée nationale française une proposition de résolution qui vise la création d’une commission d’enquête dans l’optique de situer la responsabilité de la France dans la mort de l’ancien président Thomas Sankara.
Rappelons que le 15 octobre 1987, le président du Conseil national de la révolution, Thomas Sankara, et 12 de ses compagnons avaient été tués lors d’un coup d’Etat.




