Libertés religieuses : Les dispositions de la loi expliquées aux Pasteurs et aux fidèles chrétiens 

Le Directeur de la Réglementation et du Suivi des Activités religieuses, coutumières et traditionnelles, le Camarade Andama BOUDA, a animé, le mardi 11 août 2026, au Lycée évangélique Béthel, à Ouagadougou, une conférence consacrée à la loi n°020-2026 du 20 juin 2026 relative aux libertés religieuses. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions de vulgarisation et de sensibilisation engagées autour de ce nouveau cadre juridique, en vue de favoriser une meilleure appropriation des dispositions qui encadrent l’exercice des libertés religieuses au Burkina Faso.

Au cours de son exposé, le Directeur de la Réglementation et du Suivi des Activités religieuses, coutumières et traditionnelles, le Camarade Andama BOUDA, a présenté les principales dispositions de la loi et insisté sur leur portée dans le contexte actuel du Burkina Faso. Il a notamment expliqué que l’adoption de ce texte répond à la nécessité de disposer d’un cadre juridique plus précis pour encadrer l’exercice des activités religieuses, tout en garantissant les libertés consacrées par la loi.

Pour le conférencier, le Camarade Andama BOUDA, l’objectif de la loi n’est nullement de remettre en cause la liberté de religion mais elle vise plutôt à créer les conditions d’un exercice responsable de cette liberté, en harmonie avec la législation nationale, la préservation de l’ordre public et le renforcement de la cohésion sociale.

Le Directeur de la Réglementation et du Suivi des Activités religieuses, le Camarade Andama BOUDA, a également mis l’accent sur la nécessité d’un meilleur suivi des activités religieuses, dans le respect des principes républicains et des libertés garanties par la loi. Il a, à cet effet, apporté des éclaircissements sur plusieurs dispositions relatives à l’implantation et à l’utilisation des édifices destinés au culte.

Lire aussi : Libertés religieuses au Burkina Faso : Les représentants du peuple adoptent la loi à l’unanimité

S’appuyant notamment sur l’article 25 de la loi, le Camarade Andama BOUDA a rappelé que « l’utilisation de locaux loués, situés sur un terrain destiné à autre usage comme lieu de culte permanent, est interdite ». Il a précisé que cette disposition vise à assurer le respect des règles applicables en matière d’urbanisme et de construction, quelle que soit la nature religieuse de l’activité exercée dans l’édifice concerné.

Les échanges qui ont suivi l’exposé ont permis aux Pasteurs et aux fidèles chrétiens venus des régions du Burkina, d’obtenir des réponses à leurs préoccupations et de mieux cerner les droits et responsabilités des communautés religieuses, ainsi que le rôle des pouvoirs publics dans l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses.

A l’issue de la rencontre, les participants ont exprimé leur satisfaction et salué cette démarche du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), qui contribue à une meilleure appropriation du nouveau cadre juridique relatif aux libertés religieuses.

Source : DCRP/MATM

Serge Pacome ZONGO

Tambi Serge Pacome ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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