TGI Ouaga I : 5 prévenues risquent des peines de prison ferme pour excision

La chambre correctionnelle du TGI Ouaga I a examiné, le vendredi 21 août 2026, une affaire de mutilations génitales féminines impliquant six prévenues. Fatou (nom d’emprunt), accusée d’avoir pratiqué les excisions, comparaissait aux côtés de cinq femmes poursuivies pour complicité. Les faits concernent trois fillettes, âgées de 7 à 10 ans.
Selon les débats, les excisions ont été organisées le 14 juillet 2026 à Bissighin, à l’initiative de Rachelle (nom d’emprunt), avec l’intervention de l’exciseuse Fatou. Oumou, Fanta et Clémence (tous des noms d’emprunts) ont facilité l’opération, tandis que Minata (nom d’emprunt), mère de l’une des victimes, affirme avoir découvert les faits à son retour. Une seule lame aurait servi aux trois excisions, pour lesquelles l’exciseuse aurait reçu 30 000 FCFA.
À la barre, les prévenues ont reconnu les faits, tout en affirmant ignorer leur caractère illégal et en sollicitant la clémence du tribunal. Les parents des victimes ne se sont pas constitués partie civile, mais ont déploré les actes commis.
Le parquet a requis 36 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme, et 500 000 FCFA d’amende ferme contre Fatou. Il a également requis, contre Rachelle, Oumou, Fanta et Clémence, 36 mois de prison dont 8 mois ferme et 500 000 FCFA d’amende. La relaxe de Minata a été demandée pour infraction non constituée. La défense a plaidé la clémence et le sursis. Le verdict est attendu le 29 août 2026.
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Source : DCRP/MJ




