« Retrouver la paix d’antan » : Le CERFI forme les voix de la foi dans le Bazèga

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Djama Beog-Néré », le CERFI organise 48 heures de formation au profit des imams et prêcheurs de la commune de Kombissiri, axée sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble selon les enseignements de l’islam. Ces échanges ont débuté ce vendredi 7 août 2026. La rencontre se déroule sous le thème : « Renforcement de la résilience des populations à travers la promotion des valeurs de paix, de cohésion sociale et des droits humains ».

Le Burkina Faso connaît depuis plusieurs années une crise sécuritaire complexe qui a engendré une situation humanitaire tout aussi préoccupante. Cet enchaînement d’événements a fini par fragiliser le tissu social. Face à ce constat, le CERFI s’est engagé à jouer sa partition à travers le projet « Djama Beog-Néré ».

Ce projet, qui traduit un engagement solennel de la communauté musulmane, est né de l’ambition d’utiliser les prêches pour unir, prôner le vivre-ensemble et apprendre à la jeunesse à cultiver l’amour de la patrie. L’objectif est de contribuer au renforcement de la résilience de la population, selon le Dr Abdoul Kader Sawadogo, coordonnateur du projet et vice-président du CERFI. C’est cet état d’esprit que le Centre d’Études, de Recherches et de Formation Islamiques (CERFI) souhaite transmettre aux imams et prédicateurs de la province du Bazèga.

« Depuis une dizaine d’années, le Burkina Faso est éprouvé par une crise sécuritaire qui a engendré une crise humanitaire. Cette double crise exige donc de chacun de nous qu’il en tienne compte dans ses messages et ses actions. Il s’agit ici d’inciter les imams et les prédicateurs à être des messagers de paix pour contribuer véritablement à ce que le Burkina Faso puisse retrouver sa sérénité d’antan », a expliqué le coordonnateur du projet.

En somme, il s’agit de renforcer la résilience des populations dans le contexte actuel du Burkina Faso à travers la promotion des valeurs de paix, de cohésion sociale et de respect des droits humains. L’atelier de formation s’articule autour d’échanges et de discussions portant sur la thématique centrale, ainsi que sur plusieurs sous-thèmes complémentaires.

La camarade haut-commissaire du Bazèga, dame Téné Justine Kientega/Ilboudo

Pour la haut-commissaire du Bazèga, dame Téné Justine Kientéga, une telle initiative arrive à point nommé au regard des tensions sociales que traverse le Faso.

« Cela va renforcer la cohésion sociale tout en prévenant l’extrémisme violent et les discours haineux dans la province du Bazèga. Notre message à l’endroit des imams est de prêter une attention particulière aux enseignements qui leur seront dispensés et d’en être les relais auprès de ceux qui n’ont pas pu en bénéficier », a-t-elle déclaré.

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Officiellement lancé en février 2025, ce projet est prévu pour s’étendre sur une durée de 32 mois et couvrira 20 communes réparties dans 12 régions du pays.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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