Burkina Faso : Les 100 ans de naissance de Fidel Castro célébrés autour de son héritage révolutionnaire

Né le 13 août 1926, Fidel Castro, père de la Révolution cubaine, aurait eu 100 ans ce 13 août 2026. L’ambassade de Cuba, en collaboration avec l’Association pour la solidarité et l’amitié Burkina Faso-Cuba, a marqué une halte pour célébrer le 100e anniversaire de la naissance de cet homme dont les idéaux continuent d’éclairer des milliers de peuples à travers le monde, à travers un panel.

«Fidel Castro 100 ans : Héritage révolutionnaire, solidarité avec Cuba face au blocus américain» tel était le thème de ce panel. Ouvrant le bal, Dr Apollinaire Kyèlem de Tambèla, président de l’Institut des peuples noirs Farafina, a affirmé que la naissance de Fidel Castro a contribué à transformer le monde, particulièrement l’Amérique latine, l’Afrique et l’Europe.

«Si je commence par l’Amérique latine, il faut dire que sans Fidel Castro, il n’y aurait pas eu de Che Guevara que nous connaissons. Parce que Che Guevara était un Argentin né Rosario qui a entrepris un voyage à moto à travers l’Amérique latine et c’est dans ce voyage qu’il va rencontrer Fidel Castro au Mexique», a-t-il rappelé.

Dr Apollinaire Kyèlem de Tambèla
Dr Apollinaire Kyèlem de Tambèla, président de l’Institut des peuples noirs Farafina

Il a indiqué que Castro s’était exilé au Mexique à ce moment-là, après une tentative de prise de pouvoir avortée, afin de se préparer pour son retour.
«Quand Guevara et Castro se sont rencontrés, pendant toute une nuit, ils ont discuté. Et au petit matin Guevara a décidé que son voyage s’arrêtait auprès de Fidel Castro», a-t-il ajouté.

L’effet Castro a également touché l’Europe. L’ancien Premier ministre burkinabè a rapporté qu’en France, il n’y avait pas de système LMD (Licence, Master, Doctorat). La mort de Che Guevara en 1967 aurait contribué à l’émergence de mouvements de rejet à travers le monde.
«Et cela a suscité ce qu’on appelle Mai 68 en France. Ceux qui connaissent la Révolution de mai 68 en France qui était un mouvement étudiant qui a eu des échos même ici en Afrique à Dakar», a-t-il dit.

Il a mentionné que c’est à la suite de ce mouvement que le système éducatif a été réformé.« Pour maintenant créer un système de licence, maîtrise, doctorat. Avant ça c’était un système de licence unique en 4 ans. Tout ça c’est également l’effet de Fidel Castro à travers la mort de Che Guevara et la révolution que cela a suscitée», a-t-il soutenu.

Les amis du Burkina et du Cuba entre autres les ambassadeurs de la Russie, de l'Inde et d'autres ont rehaussé l'éclat de cette célébration par leur présence
Les amis du Burkina et du Cuba entre autres les ambassadeurs de la Russie, de l’Inde et d’autres ont rehaussé l’éclat de cette célébration par leur présence

En Afrique en général et au Burkina Faso en particulier, les idéaux de Castro ont été mis en œuvre.«Ici au Burkina Faso sous la Révolution de Thomas Sankara, la devise était la patrie ou la mort, nous vaincrons. Et tout le monde sait que cela provient de Cuba. C’est l’influence directe de Cuba», a-t-il soutenu.

Il a confié que Fidel Castro a été un grand artisan de l’indépendance de l’Angola et de la Namibie, de l’abolition de l’Apartheid et même de la libération de Nelson Mandela.

Lire aussi 👉Coopération : 2025 marque le 50ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre Cuba et le Burkina Faso

François Lompo, président de l’Association des anciens étudiants burkinabè formés à Cuba, a, quant à lui, signalé que c’est sous la Révolution démocratique et populaire que le Burkina Faso et Cuba se sont davantage rapprochés.

«C’est parti de l’amitié entre le président Thomas Sankara et Fidel Castro qui, à la prise de pouvoir de Thomas Sankara a fait deux visites successivement à Cuba. Il y a donc une convergence de vue quant à l’idéologie», a-t-il noté.

Aussi, a-t-il fait savoir que leur prise en charge durant la période de leurs études était financée par le gouvernement cubain.«Tenez-vous bien, on avait même droit à des pécules en Pesos, la monnaie cubaine pour vraiment nous distraire de temps en temps les week-ends. C’est ça le Fidel Castro», a-t-il salué.

François Lompo, président de l’Association des anciens étudiants burkinabè formés à Cuba
François Lompo, président de l’Association des anciens étudiants burkinabè formés à Cuba

Il a poursuivi qu’au-delà du Burkina Faso, une trentaine de pays africains et américains ont été bénéficiaires de l’aide cubaine.«Aujourd’hui, vous comprenez que ce centenaire c’est à plus d’un titre que nous le célébrons», a-t-il commenté.

Pour l’ambassadrice de Cuba au Burkina Faso, Enith Pérez Retureta, Fidel Castro a prouvé aux yeux du monde qu’un petit pays peut défendre sa dignité face à de grandes puissances.
«Il fit de la défense de la souveraineté une composante essentielle de notre identité nationale et nous fit comprendre que personne de l’extérieur n’avait le droit de décider comment nous devrions vivre, quelle société nous devrions construire ou quel avenir nous devrions choisir», a-t-elle déclaré.

L’ambassadrice de Cuba au Burkina Faso, Enith Pérez Retureta
L’ambassadrice de Cuba au Burkina Faso, Enith Pérez Retureta

À l’entendre,Fidel Castro a fait du patriotisme le cœur de son action et a montré à son peuple qu’il devait se battre pour construire son pays.

«La majorité des Cubains avons grandi en l’écoutant, en le voyant parcourir le pays, dialoguer directement avec les personnes dans leur vie quotidienne : avec le paysan, l’ouvrier, le jeune, la femme au foyer, en les interrogeant directement sur leurs problèmes. Cette présence fit que Fidel cessa d’être seulement une figure politique pour devenir une référence familiale, une figure du peuple», a-t-elle conclu.

W. S

Burkina 24

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page