ID DAY 2026 : Trois recommandations pour renforcer la sécurisation des diplômes

Tenue du 9 au 16 septembre 2026, la 7e édition de la Journée internationale de l’identité « ID DAY » a connu son apothéose ce mercredi 16 septembre sur une note de satisfaction. Consacrée à la problématique de l’intégration de l’identification de base et de la biométrie dans la gestion et la sécurisation des diplômes académiques et professionnels, l’édition 2026 a permis aux participants de dégager des pistes d’action pour mieux lutter contre la falsification des titres et renforcer la confiance dans les qualifications délivrées par les établissements de formation. À l’issue des travaux, trois principales recommandations ont été formulées et adoptées.
Les travaux se sont achevés sur une note d’espoir et de satisfaction des participants. Ces derniers ont formulé et adopté trois principales recommandations pour une meilleure sécurisation des diplômes académiques et professionnels.
Il s’agit notamment de promouvoir l’interopérabilité entre les plateformes de vérification d’identité et les systèmes de production des diplômes, d’intensifier la lutte contre la falsification des diplômes et autres qualifications professionnelles à travers des systèmes de vérification automatisés et, enfin, d’intégrer les exigences en matière de protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel dans l’ensemble du processus de sécurisation des diplômes académiques et professionnels.
Représentant le ministre de la Sécurité, Fatoumata Benon/Nana Yatassaye, conseillère technique, a souligné que la sécurisation du parcours académique des citoyens ne relève pas d’une simple exigence administrative.
“C’est un choix de gouvernance, un acte de souveraineté. Vous avez démontré que l’identité biométrique adossée à des dispositifs fiables d’authentification peut contribuer à préserver l’égalité des chances à défendre le mérite républicain et à restaurer durablement la confiance dans nos institutions de formation”, a-t-elle déclaré.

Sur les recommandations formulées, elle a affirmé que les participants ont posé des jalons déterminants.“En traçant les contours d’un cadre national d’interopérabilité et de confiance, les orientations dégagées ouvrent notamment la perspective d’une centralisation durable des données relatives aux diplômes permettant d’en assurer la gestion, l’authentification, la sécurisation, et lorsque cela est requis la production sur des supports hautement sécurisés par une structure nationale habileté”, a-t-elle salué.
Elle a poursuivi que les participants ont contribué à faire évoluer une approche, celle d’une logique essentiellement corrective consistant à intervenir après la survenance de la fraude, vers une démarche préventive et anticipatrice dans laquelle l’authenticité des qualifications délivrées par les universités et les centres de formation peut être établie de manière fiable, durable et incontestable.
“Cette perspective ne remet nullement en cause, les prérogatives des établissements en matière de formation, d’évaluation et de délivrance de titres. Elle vise au contraire à leur offrir l’appuie d’un dispositif national d’authentification garantissant l’intégrité, la traçabilité et la fiabilité des certifications délivrées”, a-t-elle rassuré.
Pour la représentante du ministre de la Sécurité, les acquis de cette journée nationale de l’identification appellent désormais des suites concrètes. Selon elle, il revient à l’Office national de l’identification (ONI) et aux différents experts de traduire les orientations retenues en une feuille de route technique et opérationnelle.

La cérémonie a été également marquée par une série de reconnaissances en faveur d’acteurs et de personnes morales ayant apporté leur soutien à l’ONI au cours de ces opérations menées à travers le territoire national. Certains récipiendaires ont reçu des attestations, tandis que d’autres ont été distingués à travers des trophées, en reconnaissance de leur engagement et de leur contribution aux actions de l’ONI.
Cette cérémonie de clôture marque ainsi la fin de la 7e édition de l’ID DAY, mais ouvre également la voie à la mise en œuvre des recommandations formulées au cours des travaux, notamment celles relatives à l’interopérabilité, à la lutte contre la fraude documentaire et à la protection des données à caractère personnel.
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W.S
Burkina 24




