Maracaña de la Fraternité : L’équipe de la Prison de Haute Sécurité s’adjuge la première édition de la Coupe de la BIAP
La finale de la première édition de la Coupe du Commandant de la Brigade d’Intervention de l’Administration Pénitentiaire (BIAP) s’est tenue le samedi 19 septembre 2026 à Ouagadougou. Au terme de la finale, l’équipe de la Prison de Haute Sécurité (PHS) s’est imposée face aux Lions de la BIAP à l’issue de la séance des tirs au but.
Les deux équipes se sont séparées sur un score nul à la fin de la première période. A la reprise, l’équipe de la Prison de Haute Sécurité (PHS) a ouvert le score. Alors que la victoire semblait se dessiner pour l’équipe de la prison de haute sécurité, les Lions de la BIAP ont égalisé dans les dernières minutes de la rencontre.
Il a donc fallu recourir à la séance des tirs au but pour départager les deux formations. À cet exercice, c’est finalement l’équipe de la Prison de Haute Sécurité qui s’est montrée la plus efficace et qui a soulevé le trophée du « Maracana de la Fraternité ».

Selon le commandant de la BIAP, Arouna Sondé, la finale marque l’aboutissement de deux semaines d’activités sportives. Il a fait savoir que l’organisation de cette compétition répond également à la nécessité de renforcer la cohésion et de mieux gérer le stress au sein du personnel de la BIAP.
« On a le souci d’exécuter efficacement cette noble mission de la BIAP, et la bonne gestion du stress sur le personnel a fait naître l’idée d’organiser la première édition de la Coupe du Commandant », a-t-il expliqué.

Initialement pensée comme une compétition interne, la manifestation a finalement été ouverte à d’autres administrations. « Vu que le personnel de l’unité est majoritairement jeune, l’idée de départ était de créer une compétition interne au cours de laquelle les différents services allaient s’affronter entre eux en vue de déterminer un vainqueur.
Au regard de la vision actuelle de la Révolution populaire progressiste qui se veut d’avoir une armée nationale, nous avons décidé d’ouvrir la compétition à d’autres administrations, d’une part, et d’autre part de jouer les différents matchs dans un espace public où régnera la fraternité entre les différents services engagés et la population. D’où l’appellation Maracana de la Fraternité», a souligné Arouna Sondé.
Lire également 👉Burkina Faso : Arouna Sondé prend les rênes de la Brigade d’Intervention de l’Administration Pénitentiaire
Au terme des deux semaines de compétition, Arouna Sondé estime que les objectifs ont été atteints. « Au cours de ces deux semaines de compétition, nous avons vu se développer des valeurs de résilience, l’esprit de combativité, l’esprit de sacrifice et de solidarité. Pour dire que notre pari d’organiser cette première édition a été gagné », a-t-il indiqué

Parrain de cette première édition, Boureima Sanga, président du Tribunal de commerce de Ouagadougou, s’est également réjoui de la tenue de la compétition. « Nous avons vu une belle affiche. Il n’y a pas eu de vainqueur, il n’y a pas eu d’équipe perdante. C’est le tournoi de la fraternité qui a gagné, c’est le sport qui a gagné, c’est tout le Burkina Faso qui a gagné », a-t-il pécisé.
Pour le parrain, de telles initiatives permettent également de détecter des talents et méritent d’être encouragées. « Il faut des initiatives pareilles pour permettre de détecter les talents. Ce sont des initiatives à encourager et nous serons toujours prêts, nous serons toujours là à accompagner ces gentilles initiatives », a-t-il dit.

À l’issue de la finale, les équipes ont également reçu des récompenses. Le deuxième a notamment reçu un jeu de maillots et une enveloppe de 75 000 F CFA, tandis que le premier a reçu un jeu de maillots et une enveloppe de 100 000 F CFA.
En rappel, la Brigade d’Intervention de l’Administration Pénitentiaire est une unité d’appui à l’administration pénitentiaire. Elle intervient notamment dans les situations d’urgence et à haut risque, notamment les prises d’otages, les mutineries, les intrusions, les tentatives d’évasion massive, les actes de terrorisme et d’extrémisme violent, ainsi que dans l’interpellation de détenus dangereux en milieu carcéral et la protection des personnalités.




