Personnes vulnérables au Centre-Est: le ministère des droits humains  défend la cause des enfants handicapés

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A moins d’un mois de la rentrée scolaire, le ministère en charge de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a regroupé les acteurs non étatiques intervenant dans le domaine de l’éducation. Du 10 au 11 septembre 2015 à Tenkodogo, les acteurs éducatifs du Centre-Est ont été sensibilisés sur la nécessité de la prise en compte de la situation des enfants handicapés à l’école.

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Il a été constaté que les enfants handicapé, notamment les élèves subissent diverses formes de discrimination dans leur milieu de vie. Ils font souvent l’objet de risée devant leurs camarades ces enfants qui, pour une raison ou une autre, se retrouvent avec un handicap physique ou visuel.

A travers cette rencontre, c’est un véritable cri de cœur que le ministère en charge des Droits humains lance à l’endroit des acteurs de l’éducation pour une prise en charge efficiente des enfants en situation de handicap. Autorités coutumières, promoteurs d’établissement privés d’enseignement, membres d’organisation de la société civile sont entre autres, les personnes qui ont été sensibilisé pour une  « inclusion effective des enfants handicapés physiques en milieu scolaire ».

L’objectif, a dit la Directrice de partenariat du ministère en charge des Droits, Judith Yonli, est de plaider auprès de ces acteurs non étatique, « afin qu’ils  tiennent compte de la spécificité des enfants handicapés dans toutes les actions ». Il s’agit de les sensibiliser sur la connaissance des textes que le Burkina Faso a ratifiés en matière de protection des personnes handicapées.

Ces participants ont été invités à mettre en œuvre les pratiques qui font la promotion des droits des enfants handicapés.
Ces participants ont été invités à mettre en œuvre les pratiques qui font la promotion des droits des enfants handicapés.

En effet, il a été révélé que  les personnes vivant avec un handicap ont des difficultés pour jouir effectivement de leurs droits. Pour le secrétaire général de la région du Centre-Est, Abdoulaye Bassinga cela est encore plus vrai à l’égard des enfants en situation de handicap qui font l’objet de  nombreuses et graves injustices du simple fait de leur handicap.

« Ces enfants font l’objet de discrimination et d’exclusion, souvent même de mépris et de dédain », a-t-il ajouté. Selon le représentant du Gouverneur du Centre-Est, les principes fondamentaux des droits humains que sont les principes de dignité, d’égalité et de non-discrimination, de respect des différences, d’intégration, requièrent des Etats un traitement égal et sans distinction de tous les êtres humains.

Pour les défenseurs de la cause des enfants vulnérables, il faut travailler à ce que la société traite tous les enfants, qu’ils soient handicapés ou pas, sur un pied d’égalité. Pour ce faire, Judith Yonli propose par exemple que les enseignants soient formés en braille pour une éducation inclusive.

L’enfant handicapé et l’enfant dit normal, selon elle, ont les mêmes droits. Par conséquent ce dont l’enfant dit normal peut bénéficier, l’enfant handicapé doit pouvoir en bénéficier aussi.

Ces actions de communication rentrent dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel (EPU), sur la vulgarisation de la législation spécifique aux personnes handicapées, auprès des acteurs non étatiques.

Aux termes de cette rencontre, les participants devront s’engager à faire la promotion des droits des personnes handicapées. Ils pourront, s’il y a lieu, faire aussi des recommandations.

Martin OUEDREOGO

Correspondant de Burkina24 à Tenkodogo

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