Ebola: Il y a trois ans, l’épidémie du virus Ebola débutait en Guinée

publicite

Il y a trois trois ans que l’épidémie d’Ebola se déclenchait près de Guéckédou, dans le sud-est de la Guinée Conakry. Le virus Ebola s’était jusque-là signalé en RDC où il a été découvert en 1976. Cette épidémie a pris de l’ampleur et a fait plus de 11 300 morts dans dix pays différents, principalement la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.

La suite après cette publicité

« Le premier cas est en décembre 2013. C’est un enfant de deux ans, qui s’appelait Emile Ouamouno. Il présentait les symptômes du palu, donc les gens ont pensé que c’était le paludisme. L’enfant est décédé. Et deux jours après, sa maman, qui était en grossesse de six mois, avorte. Les matrones qui ont assisté à l’avortement de cette femme, également décédée au poste de santé, ont trouvé la mort dix jours après», se souvient un vétérinaire guinéen.

Le virus est identifié trois mois plus tard au moment où déjà 67 morts ont été déclarés. Entre-temps, tel un feu de brousse, la maladie se propage au Liberia fin mars 2014, puis à la Sierra Leone en mai de cette même année.

Médecins Sans Frontière, dès juillet 2014, sonne l’alerte.

Sur 28 000 cas déclarés, 11 000 personnes perdent la vie. En Guinée, Ebola a tué plus de 2 500 personnes. Le Liberia avait eu le plus grand nombre de victimes avec environ 4 800 morts. Selon George Williams, le secrétaire général de l’Association des agents de santé du Libéria, « si une nouvelle épidémie survient, elle aura à nouveau beaucoup de conséquences. Le pays manque de volonté politique. Le secteur sanitaire est toujours aussi pauvre et il n’y a pas le nécessaire pour faire face à n’importe quelle épidémie.

Par exemple, des systèmes de triage des malades ont été mis en place dans les structures sanitaires. C’est bien. Beaucoup d’agents ont également reçu des formations. Mais quand on réfléchit en termes de système, il n’y a pas ce qu’il faut pour le maintenir à niveau. Le stock de matériel amassé pendant Ebola commence à s’épuiser et personne ne semble s’en inquiéter. Par exemple, si vous allez à l’intérieur du pays, les centres de santé n’ont plus de médicaments. Les malades doivent se soigner eux-mêmes. On va créer un institut de santé publique mais je suis méfiant car ces structures sont toujours sous-financées. Il faut un soutien réel », insiste George Williams.

Il y a quelques jours, un vaccin d’origine canadienne a été déclaré « jusqu’à 100% efficace » contre le virus.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24                                                                                              

Source: RFI

❤️ Invitation

Nous tenons à vous exprimer notre gratitude pour l'intérêt que vous portez à notre média. Vous pouvez désormais suivre notre chaîne WhatsApp en cliquant sur : Burkina 24 Suivre la chaine


Restez connectés pour toutes les dernières informations !

publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
×