Agriculture : « Le ministre est déconnecté de certaines réalités du terrain »

Le Syndicat national des travailleurs de l’agriculture (SYNATRAG) a tenu une rencontre le 20 avril 2018 à Ouagadougou. L’objectif était de porter à la connaissance de l’opinion publique, la situation qui prévaut actuellement au ministère de l’agriculture.

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Des agents du ministère de l’agriculture estiment avoir fait suffisamment de sacrifices. C’est dans ce sens que le Syndicat national des travailleurs de l’agriculture (SYNATRAG) s’est résolu à faire ressortir tous les dysfonctionnements qui existent au sein du ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques. Ils demandent au ministre Jacob Ouédraogo de résoudre les difficultés qui peuvent empêcher la production de meilleurs résultats.

 « Le ministre est déconnecté de certaines réalités du terrain et ne connait pas le nombre de ces agents qui n’ont pas de motos de service pour aller travailler sur le terrain », a soutenu Der Richard Somé, Secrétaire général du SYNATRAG.

Selon le SYNATRAG, la politique agricole du Burkina souffre de plusieurs maux. Il s’agit principalement du manque de vision prospective du sous-secteur de l’agriculture, du tâtonnement au plus haut sommet du ministère, de la mauvaise définition et l’inadaptation de certains projets agricoles aux réalités et enjeux du milieu, de la mal gouvernance dans la gestion des projets et programmes intervenant dans le domaine agricole.

Sur 2 053 agents enregistrés en 2017, 1 158 n’ont pas de moto de service

Ces différents maux ont fortement contribué à placer le monde paysan dans une précarité totale. Les producteurs ont des difficultés à acheter les engrais même à des prix subventionnés à 12.000 F CFA le sac, a indiqué Der Richard Somé.

Autre point important que le SYNATRAG a évoqué, c’est le manque de motos de service pour les agents de vulgarisation agricole qui doivent parcourir en moyenne 25 kilomètres par jour sur le terrain. Sur 2053 agents enregistrés en 2017 au ministère de l’agriculture, 1 158, soit 56,4%, n’ont pas de moto de service. Egalement, les techniciens de l’agriculture chargés de faire des évaluations ne disposent pas de matériels nécessaires.

Les membres de ce syndicat déplorent le fait que le milieu rural qui produit des richesses soit le plus vulnérable et le plus exposé à l’insécurité alimentaire. « Il est temps qu’une politique agricole et cohérente soit définie et financée sur fonds propres afin de mettre fin à la misère des braves paysans », a soutenu le secrétaire général du syndicat.

Lawali Esther KY (Stagiaire)

Burkina24

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Rédaction B24

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