Défense nationale : Cherif Sy aux commandes

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Nommé ministre d’Etat, ministre de la défense nationale et des anciens combattants, Moumina Cherif Sy, jusqu’ici haut représentant du chef de l’Etat, a été installé dans ses fonctions cet après-midi en remplacement de Jean-Claude Bouda, un des lieutenants du président Roch Kaboré.

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Venu remplacer le chef suprême des armées à la suite du remaniement ministériel intervenu fin février 2017, Jean-Claude Bouda aura passé environ deux ans à la tête du département de la défense nationale. Il a cédé sa place ce 25 janvier à l’ancien président du Conseil national de la Transition (CNT), jusqu’alors Haut représentant du chef de l’Etat, Cherif SY.  

« C’est une grande confiance qui a été placée en vous certainement au regard de vos compétences et de votre expérience mais en même temps, c’est une grande responsabilité que vous allez désormais assumer », a commenté Wenceslas Stéphane Sanou, secrétaire général du gouvernement. Cela avant de rappeler les attentes du président et du Premier ministre vis-à-vis des membres de l’exécutif lors de la prise de contact ce jeudi.  

A savoir qu’ils sont « au service du peuple », qu’ils doivent « impérativement travailler à satisfaire les nombreuses attentes » et ce, tout en étant « des modèles de probité au travail, constamment à l’écoute de leur département ministériel sans faiblesse et avec toujours un management empreint de responsabilité et de réalisme ».

« Je me suis évertué à mieux connaitre l’institution militaire »

Quinze minutes. C’est le temps qu’aura duré le tout dernier discours du ministre de la défense nationale du ministre sortant. Un quart d’heure durant lequel il a rappelé les circonstances dans lesquelles il est arrivé à la tête de la défense en février 2017. Son commandement aura été marqué par les fuites à la suite d’une séance tenue à huis clos avec à l’Assemblée nationale. Des fuites portant sur la définition du mot infanterie qu’il aurait donnée.  

« Arrivé dans un environnement militaire qui a priori ne m’était pas familier, je mesurais tout de même à sa juste valeur, la responsabilité que le témoignage de la confiance des plus hautes autorités de ce pays m’imposait à travers ma nomination à la tête de ce département », a d’abord relevé Jean Claude Bouda.

Et le désormais ancien ministre de la défense nationale  de revenir plus tard sur le point d’honneur qu’il a mis à apprendre et comprendre le fonctionnement de la Grande muette. « Durant ces deux années passées, je me suis évertué à mieux connaitre l’institution militaire, à mieux connaitre les hommes aussi bien la hiérarchie que la troupe », a-t-il indiqué.

Avant de dire « au revoir » à ses anciens collaborateurs, le ministre en « Burkinabè et patriote » dit rester « combattant au service de la nation » qu’il s’est engagé à servir « avec la plus grande détermination ». D’où le rappel des réflexions sur le Plan stratégique de réformes (PSR) des forces armées nationales (2018-2021) qui étaient « déjà pleinement engagées » et qu’il convenait mener à bout pour faire adopter par le gouvernement. Ce sera chose faite en décembre 2017 avant sa soumission à l’Assemblée nationale avec pour résultat le vote de la loi portant programmation militaire le 14 décembre 2017 à l’unanimité.

« Des combattants prêts au sacrifice suprême »

Jean Claude Bouda, qui résume sa mission « centrée sur les ressources humaines, leur gestion et leur motivation », se réjouit de la relecture du statut du personnel des forces armées nationales, de la loi portant sur les conditions d’avancement, de la révision de la grille salariale et du régime indemnitaire, l’institution des primes d’opérations et des indemnités pour les forces spéciales, et l’indemnisation prévue pour les ayants-droit des personnels des forces armées décédés au cours de l’exercice de leurs missions de défense et de sécurisation de la patrie. Le lieutenant du président capitalise les accords signés avec la fédération de Russie et la Chine populaire et la révision des accords existants entre le Burkina Faso et la France.

Aperçu aux côtés des troupes déployées sur le front en décembre 2017, il a également partagé ce qu’il lui a été donné d’observer. « J’ai découvert des hommes, des combattants prêts au sacrifice suprême et à se battre dans les conditions les plus difficiles ». A présent déchargé de ses fonctions de ministre et à l’image de « tous ces hommes et femmes dont la détermination fait la fierté de la nation », Jean Claude Bouda se dit prêt à se « rendre utile » à ses compatriotes et à la nation.

« Nous vaincrons »

Son successeur Moumina Chérif Sy s’est voulu moins expressif. Il a néanmoins tenu à saluer le « grand travail qui a été fait » et qu’il convient de poursuivre pour « relever le plus grand défi » qui s’impose aux forces armées nationales. Pour le ministre d’Etat, il consiste à « rassurer les populations que l’Etat est à même de garantir leur sécurité ». Pour cela, il ne cache pas ses attentes des renseignements militaires.  Le plus grand défi qui leur incombe dira-t-il, « c’est de gagner la confiance de nos populations ».

Et pour le fils du général Baba Sy, cela n’est pas une mission impossible. « Nous sommes dans une institution où ce défi est facile à relever parce que dans cette institution, le sens de l’honneur est affiché. Dans cette institution le sens de la patrie est très élevé », a dit Moumina Cheriff Sy.

L’ancien président du CNT, qui s’était  proclamé président du Faso, pour ensuite appeler à la résistance (de l’armée et du peuple) lors du coup d’Etat de septembre 2015, compte sur l’institution militaire qui « regorge de ressources humaines de qualité justement pour relever tous les défis qui s’imposent à elle ».

Son prédécesseur, qui a pu s’en apercevoir pendant près de deux ans, est lui aussi optimiste pour l’avenir. Et il ne le cache pas. « Comme je l’ai toujours dit, ma conviction est établie, nous vaincrons le terrorisme », a déclaré Jean Claude Bouda à la fin de son discours. Et le ministre d’Etat d’inviter au travail ses nouveaux collaborateurs (officiers, sous-officiers, hommes de rang, personnel civil) pour « ensemble haut les cœurs aller à la victoire ».

Oui Koueta

Burkina24

 

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