Affaire charbon fin : « Du terrorisme économique », selon Mamoudou Dicko

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L’hebdomadaire conférence de presse  du Chef de File de l’Opposition Politique du Burkina Faso (CFOP-BF) a été animée ce mardi 28 mai 2019 par le président de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), Mamadou Hama Dicko et la vice-présidente du RFI/TDS Hadjaratou Sawadogo. Les deux leaders politiques sont revenus sur les attaques terroristes, l’affaire de la forêt de Kua, « le scandale » de la fraude au sein de la société Essakane et sur l’état de santé du Général Djibrill Bassolé.

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« L’opposition invite les différentes communautés religieuses à renforcer les rapports de fraternité qui ont toujours existé entre elles et à sensibiliser les jeunes afin qu’ils ne succombent pas à la tentation des ennemis », a souligné le président de la NAFA dans sa déclaration liminaire. Par ailleurs, il est revenu sur l’attaque de l’église de Toulfé.

 Une attaque dont le bilan fait état de quatre morts et des blessés. Un bilan qui vient allonger la longue file des attaques perpétrées contre des responsables religieux et qui selon le président Dicko doit amener  le gouvernement à  se pencher sur « la protection des lieux de culte ».

L’affaire de la forêt de Kua n’est pas restée dans les oubliettes ce mardi au siège du CFOP. Même si le soutien de l’opposition politique à la construction de l’hôpital a été réaffirmé, Mamadou Dicko explique que « l’entêtement du gouvernement à construire l’infrastructure dans la forêt de Kua est incompréhensible ». « Dans un pays désertique où le moindre mètre carré de plantes est précieux, c’est absurde de déclasser une forêt », a-t-il indiqué.

L’agression des membres du mouvement pour la protection de la forêt de Kua a été également abordée au cours de ce point de presse. Pour le président de la NAFA, « ces agissements sont contraires à l’esprit démocratique et à la liberté d’expression ». Il a aussi indiqué que l’opposition met en garde le pouvoir contre tout ce qui pourrait arriver au député Moussa Zerbo ainsi qu’aux membres dudit mouvement.

L’affaire « charbon fin » largement abordée

Les deux derniers points de ce rendez-vous avec les hommes de médias étaient le scandale de fraude à la mine Essakane. Sur le premier, l’opposition estime qu’il s’agit d’un « terrorisme économique » que cette société minière a effectué tout en pointant du doigt la responsabilité du pouvoir dans ces malversations.

« L’enquête de justice a permis de confirmer qu’il s’agit bel et bien d’un grave scandale avec la complicité des membres du gouvernement. Il n’y avait pas que de l’or et l’argent mais beaucoup d’autres métaux précieux. L’ensemble des fraudes est estimé à plus de 335 milliards de francs CFA. Il est inimaginable qu’au moment où le Burkina Faso a besoin de ressources financières pour faire face à la lutte contre le terrorisme, des individus se permettent de passer des deals à hauteur de plusieurs centaines de milliards de francs CFA » (Mamadou Hama Dicko)

Basile SAMA

Burkina 24

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