Burkina : Les « Soins maternels Kangourou » encouragés dans les Hauts-Bassins

Le Réseau mère-enfants des Hauts-Bassins (REME /HB) a organisé la 4ème édition de ses « Journées scientifiques », conjointement avec celles de son partenaire, la Société de Gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB). Après avoir recommandé l’adoption de mesures promotrices de la santé de la mère et de l’enfant, le réseau a souhaité une meilleure implication des acteurs de développement.

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Le réseau de périnatalité appelé Réseau mère-enfants des Hauts -Bassins (REME /HB) est une initiative des professionnels de la santé dans la région des Hauts-Bassins.

Première du genre en Afrique, le réseau vise à contribuer dans un cadre non institutionnel, à la promotion de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (SMNNE) au Burkina Faso.

A l’occasion de la 4ème Edition de ses « Journées scientifiques » tenues conjointement avec celles de son partenaire, la Société de Gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) du 24 au 27 juillet 2019 à Bobo-Dioulasso, les réflexions ont porté sur la promotion des « Soins maternels Kangourou ».

Selon le coordonnateur du REME/HB, c’est « le contact peau-à-peau précoce, continu et prolongé de jour comme de nuit, du nouveau-né prématuré avec sa mère, (son père ou toute autre personne) puis enveloppé de tissus, tout comme le kangourou (l’animal) porte son petit». Le Professeur agrégé Adolph Der Somé précise que le nouveau-né sera toujours nourri de préférence au lait maternel et pesé régulièrement jusqu’à ce que son poids atteigne 2000g. C’est donc à ce moment que le nouveau-né peut être autorisé à rentrer à la maison.

Face à l’insuffisance de couveuses, cette technique de réchauffement à l’en croire, est déjà pratiquée dans certaines formations sanitaires du Burkina Faso.
Des participants issus de la France et de 6 pays d’Afrique (le Bénin, la Centrafrique, la Côte-d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal) ont marqué leur présence à ces journées.

D’autres thèmes comme la Planification familiale et la Prévention et contrôle des infections en salle d’accouchement et en néonatologie ont également fait l’objet de réflexion. Parmi les recommandations formulées par les participants, figurent, entre autres, « l’extension des réseaux mère-enfant au Burkina Faso et en Afrique en mettant l’accent sur leur encrage institutionnel ; l’harmonisation des approches et outils pour la mise en place des unités mères kangourou dans les pays ayant reçu la formation Soins mères Kangourou (SMK) ; l’assurance de suivi multidisciplinaire neuro-obstétrico-pédiatrique de la grossesse à l’enfance ». 

Selon le coordonnateur du REME-HB, la « flopée de compétences multidisciplinaires » rencontre des difficultés financières. D’où ce cri de cœur à l’endroit des bonnes volontés : «Nous invitons les acteurs de développement à un meilleur accompagnement du réseau », lance le professeur Somé.

Aminata SANOU
Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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Rédaction B24

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