Burkina Faso : Des écoles sous paillotes « effacées » dans le Centre-Ouest

Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), le Pr Stanislas Ouaro, était dans la région du Centre-Ouest les 17 et 18 août 2020 pour la visite d’infrastructures éducatives. Cette tournée a conduit le ministre et sa suite respectivement dans la province de la Sissili et dans le Ziro.

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Dans la province de la Sissili et dans le Ziro, (provinces de la Région du Centre-ouest), ce sont au total six infrastructures éducatives qui ont été visitées par le ministre en charge de l’éducation et sa suite. De l’école bilingue du village de Sanga à l’école de Pissaï ou au CEG de Sissili dans la Province du même nom, le ministre de l’éducation, le Pr Stanislas Ouaro, est allé apprécier l’état d’avancement des travaux le 17 août 2020.

Animés de la même volonté, le ministre et sa délégation se sont également rendus, le 18 août 2020, dans la province du Ziro, région du Centre-ouest, où des infrastructures éducatives ont également été érigées. Il s’agit de l’école de Souly, de celle de Tiagao, et du Collège d’enseignement technique et professionnel de Sapouy.

La nouvelle école du village de Tiagao (Sapouy)

Les écoles, selon le ministre Ouaro, ont été financées grâce à la République populaire de Chine. Elles sont composées chacune de trois salles de classe, d’un bureau pour le directeur de l’école, de toilettes et d’un forage et équipées d’un système d’alimentation en énergie solaire. Pour chaque école « construite pour effacer les écoles sous-paillotes », selon le ministre de l’éducation, le coût de réalisation s’élève à 48,5 millions de F CFA.

Avec la République de chine, « en deux ans, décompte le Pr Ouaro, nous sommes à 113 écoles réalisées pour effacer des paillotes. Nous venons de visiter ces infrastructures qui ont été très bien réalisées. Il y a quelques petites imperfections qui vont être corrigées. Il y a des éléments qui manquent, par exemple les ampoules, les ventilos… Je suis vraiment satisfait ».

Partout dans les villages visités, c’est dans la liesse que le ministre et sa délégation ont été accueillis. Les bénéficiaires ont manifesté leur joie à l’instar de Mahamadi Sawadogo, directeur de l’école Primaire publique de Pissaï B. « On est content, dit-il. La nouvelle école va beaucoup nous soulager parce que, personnellement, cela fait 9 ans que je suis sous paillote. Imaginez la joie de quelqu’un qui reçoit ça. Je ne sais pas comment exprimer ma joie », a-t-il lassé entendre.

Saisissant l’occasion, Mahamadi Sawadogo a exposé quelques doléances au ministre de l’éducation. « Si on gagne une normalisation, ça va beaucoup nous soulager. Aussi, on aimerait avoir une clôture car l’école est au bord de la voie. Si on pouvait aussi transformer la pompe en château d’eau, cela allait nous soulager et on pourrait faire au moins un jardin pour alimenter la cantine », a sollicité le directeur de l’école Primaire publique de Pissaï B.

Dans le village de Sanga à Léo, le ministre de l’éducation a planté un manguier dans la cour de l’école

Face aux populations des différentes localités visitées, le Pr Stanislas Ouaro est revenu sur les maux, selon lui, qui minent l’école burkinabè. Ils sont de trois ordres, a expliqué le ministre. « On a l’insécurité. Deuxième problème, la fronde sociale et le troisième, c’est le coronavirus. Malgré ces trois problèmes, on a maintenu, on a organisé nos examens », a fait savoir le ministre. 

Pr Stanislas Ouaro : « On souhaite orienter plus d’élèves dans l’enseignement technique »

Burkina 24

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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