Mali : Qui est le nouveau gouverneur et général Kéba Sangaré accablé par l’ONU?

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Le Conseil des ministres a procédé le mercredi 25 novembre 2020 à la nomination d’un important nombre de militaires, 13 très précisément,  au poste de gouverneur à la tête des 20 régions du pays. Au nombre de ces militaires promus par le vice-président de la transition malienne le colonel Assimi Goïta, figure le général de brigade Kéba Sangaré, au centre d’une polémique suscitée par un rapport des Nations Unies qui l’accable.

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Selon le  rapport des Nations Unies qui épingle le général Kéba Sangaré, il serait l’auteur de « décisions contestables » ayant entraîné plusieurs mois de retard et « minant la confiance entre les parties » impliquées dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des groupes armés au Mali. Ce général encensé par la presse de son pays et le distinguant d’« officier valeureux », « connu pour sa rigueur et son don de soi » au lendemain de la reconquête du Nord en 2013 est plutôt vu par les experts de l’ONU comme l’un des obstacles à l’application de l’accord de paix de 2015 et son inaction et sa responsabilité dans le massacre d’Ogossagou.

Ce même rapport de l’ONU dénonce notamment des « tentatives répétées » de l’armée malienne de « contourner les quotas convenus » pour les différentes parties, par exemple pour la réintégration des ex-rebelles dans les rangs de l’armée nationale et la répartition des postes de commandement.

35 personnes avaient été tuées et 19 autres portées disparues en février dernier après une attaque de milices dogons contre ce village peul d’Ogossagou. Dans leur rapport, les experts de l’ONU mentionnent que le général Kéba Sangaré en était informé « plus de dix heures » avant l’attaque et qu’il avait autorisé les militaires maliens en poste dans le village se retirer avant l’arrivée de la relève. Ce manquement serait, selon eux, à l’origine de cette tragédie.

Cet incident lui a coûté son poste de commandant au Centre puis celui de chef d’Etat-major de l’armée malienne. Sa dernière nomination, le mercredi 25 Novembre 2020, en tant que gouverneur de la région de Bougouni  a véritablement indigné les organisations de défense des Droits de l’Homme au Mali.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source: RFI

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