Le 18ème sommet de la Francophonie reporté pour une deuxième fois

Le 18ème Sommet de la Francophonie, prévu cet automne en Tunisie, sera reporté une nouvelle fois, sur fond de crises pandémique et politique. Les membres du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), réunis ce mardi 13 octobre 2021, ont décidé de ce report d’un an, a indiqué dans un communiqué de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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« Ils sont arrivés à un consensus sur la nécessité de reporter d’un an le 18e Sommet de la Francophonie, afin de permettre à la Tunisie d’organiser cette instance importante dans les conditions les plus optimales », indique la déclaration exploitée par le média « LEDEVOIR », précisant que la question a été débattue par les membres « ouvertement et dans un souci de cohésion et de solidarité ».

Aucun autre détail sur les motifs n’a été évoqué par le CPF, une instance composée des représentants de chefs d’États et de gouvernements membres de l’OIF, dont ceux du Québec et du Canada. Selon les informations obtenues par LEDEVOIR, des « enjeux » liés à la pandémie ont mené à ce deuxième report de l’événement, qui se tient tous les deux ans.

Le Canada et d’autres pays ont par le biais de  Jean-Louis Roy, ex-secrétaire général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (l’actuelle OIF) a évoqué le 12 octobre la crise politique provoquée par une « mainmise grandissante » que le président tunisien, Kaïs Saïed, exerce sur son pays.

« On m’a dit que la représentation canadienne a été très claire dans ses propos évoquant les difficultés que pose au Canada la situation politique en Tunisie », a déclaré Jean-Louis Roy.

Au-delà de ces deux raisons, des retards dans l’organisation de l’événement ont aussi motivé le report en 2022 recommandé par le CPF. Un retard provoqué par les bouleversements politiques en Tunisie, pays récepteur du sommet, selon les propos du l’ex-secrétaire de l’actuel OIF

Pour lui, il aurait été difficilement justifiable, pour l’OIF, de convier les dirigeants de ses pays membres à Djerba. « Un des grands objectifs de l’OIF, c’est de soutenir l’Etat de droit, les libertés humaines et les droits de la personne », a-t-il dit.

A ce propos, Roy espère que ce report contribuera à stabiliser la situation en Tunisie. Il faut noter que Le dernier sommet a eu lieu à Erevan, en 2018. Il avait marqué la fin de mandat abrupte de la secrétaire générale Michaëlle Jean. L’ex-gouverneure générale du Canada, en poste pendant seulement quatre ans à la tête de l’OIF, a été remplacée par la Rwandaise Louise Mushikiwabo. 

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