Karaté do : Allan Sanou toujours au sommet, Esther Ouédraogo la révélation !

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L’édition 2022 du championnat national de karaté do s’est disputée le dimanche 25 septembre 2022 à la salle des arts martiaux de l’Institut des sciences des sports et du développement humain (ISSDH). Allan Sanou et l’équipe Benkadi ont survolé la compétition alors que Esther Ouédraogo a émerveillé le public aux kumités (combats) notamment. 

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Les frères Sanou du Benkadi club dominent le championnat au kata.

Les frères Sanou sont les maitres du karaté do au Burkina Faso. En kata, démonstration, ces trois frères de l’équipe Benkadi sont au-dessus du lot. Le Palmarès cette année, parle tout seul. Allan Sanou est médaillé champion d’or en kata individuel et par équipe, médaillé d’or également kumité (combat). Tout naturellement, ces performances lui ont valu le titre meilleur athlète au kata par équipe (Benkadi club) et en individuel.

« Comme on est entre frères à la maison, on peut s’entre-aider, partager ce moment d’entraînement. Cet environnement nous encourage à nous entre-aider », livre comme secret Allan Sanou. Déjà médaillé de bronze aux championnats d’Afrique, il se fixe comme objectif de remporter une médaille d’or au championnat d’Afrique « pour faire honneur au Burkina Faso ». La Fédération burkinabè de karaté peut également compter sur Wilfried Kaboré, élu meilleur athlète en kumité cette saison.

Esther Ouédraogo bouscule la hiérarchie

Quand à Esther Ouédraogo, de Renaissance club, son équipe était exclue des activités de la fédération burkinabè de karaté en raison d’une crise au sein de la structure. Depuis deux saisons, son équipe est de retour. La jeune fille en a profité pour montrer la reine au kata individuel chez les filles. Sa prestation a retenu l’attention du jury dans son opposition face à Anicha Romba de Metba club de Tenkodogo.

Son équipe renaissance club est également troisième au kata par équipe au kumité individuel senior fille, elle se hisse en finale mais perd devant Samira Compaoré. « C’était notre première participation après notre intégration à la fédération. On a mis le paquet et cela a payé. On s’entraîne sans relâche matin et soir », se réjouit Esther Ouédraogo.

La relève assurée

« Si elle continue de travailler comme ça, il n’y a pas de raison qu’elle ne soit pas en équipe nationale. Si elle ne baisse pas, elle pourrait être retenue en équipe nationale pour aller à Durban le moment venu », a salué le directeur technique national, Corneille Maré.

Plusieurs combats ont marqué ces finales dans les catégories cadets, juniors en kumité et en sénior. Le directeur technique national Corneille Maré a salué la qualité de prestation des athlètes. Pour lui, cela montre qu’« il y a une relève qui peut nous permettre de nous hisser parmi les meilleurs du continent ».

Le prochain défi de la fédération burkinabè de karaté do reste les championnats d’Afrique prévus du 28 novembre au 4 décembre 2022. Pour cela, la fédération, sans véritable sponsor dit avoir besoin du soutien du ministère en charge des sports. « Les enfants ont envie de prouver, ils ont la matière, ils ont de la capacité. Si nous avons les moyens, ils iront aux championnats du monde et à Durban (ndlr. Pour la Coupe d’Afrique) », a relevé Soumaila Ouédraogo, vice-président de la Fédération burkinabè de karaté.

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