Burkina Faso : L’UPD plaide pour un renforcement du soutien financier de la Commune de Ouagadougou aux formations sanitaires de Baskuy

L’Union Panafricaine pour le Développement (UPD) a organisé à Ouagadougou le mercredi 12 août 2026 un atelier de bilan et de plaidoyer consacré au renforcement de la gouvernance financière et du financement communal des formations sanitaires du District sanitaire de Baskuy. Cette rencontre, tenue en présence des autorités locales, des responsables de santé et des membres des Comités de Gestion (COGES), visait à transformer les acquis du projet « Promotion de la bonne gouvernance financière des COGES et de la responsabilité en matière de financement local de la santé dans le District sanitaire de Baskuy » en engagements concrets pour les populations.
Mis en œuvre avec l’appui de ThinkWell depuis 2025, ce projet a renforcer les capacités des dix (10) Comités de Gestion (COGES) des formations sanitaires du District sanitaire de Baskuy en matière de gouvernance financière, de transparence, de redevabilité et de participation communautaire dans la gestion des ressources.

Pour les organisateurs, l’enjeu est de dépasser la simple gestion administrative pour ancrer le financement de la santé dans les réalités de terrain. « Les résultats obtenus montrent l’importance de disposer de données fiables pour éclairer les décisions », a souligné Djibril Bamogo, coordinateur national de l’UPD.
Selon lui, l’analyse budgétaire des dix formations sanitaires concernées révèle des besoins importants et des disparités entre les structures. « Notre plaidoyer vise à renforcer le financement communal de la santé en faveur des formations sanitaires du district sanitaire de Baskuy, afin de contribuer à l’amélioration durable de l’offre et de la qualité des soins au niveau local », a-t-il précisé.

Pour les responsables des centres de santé, et structure de gestion, ces outils de gestion sont devenus indispensables. « Avec l’outil e-Flux Financier, nous avons appris la technique d’approche des partenaires et réussi à combler certains manquements dans notre gestion quotidienne », a témoigné Hamza Sawadogo, président du COGES du CSPS de Larlée.

Cependant, les besoins demeurent critiques dans certaines zones. Hamza Sawadogo illustre cette réalité par le cas du CSPS de Larlée. « Nous assurons le suivi des grossesses, mais nous n’avons ni maternité pour les accouchements, ni laboratoire. Ces infrastructures nous permettraient de soulager les femmes du quartier qui fréquentent le centre », a-t-il souligné.
Du côté de la municipalité, la démarche est accueillie favorablement. Sidonie Ouédraogo, représentante du Président de la Délégation spéciale (PDS) de la Commune de Ouagadougou, a insisté sur l’importance de la transparence. « Une bonne gestion des ressources et la participation des communautés sont indispensables pour renforcer la confiance des populations et améliorer la qualité des services de santé», a-t-il souligné.

Elle a également appelé à une planification budgétaire qui intègre davantage les priorités L’objectif de cet atelier est désormais de faire en sorte que ces échanges débouchent sur des engagements « réalistes, mesurables et suivis dans le temps » pour que la santé de proximité devienne une priorité effective du développement local.
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Létitia KATIOU, George KI ZERBO (Stagiaires)
Burkina 24




