11ᵉ cérémonial d’hommage à Thomas Sankara : Ses idéaux comme repères, son Mémorial pour perpétuer sa mémoire

À l’occasion du 11ᵉ cérémonial d’hommage militaire à Thomas Sankara et à ses compagnons, organisé le jeudi 3 septembre 2026 à Ouagadougou, les autorités ont remis au centre du débat la question de l’héritage du père de la Révolution de 1983. Entre appel à traduire ses idéaux dans l’action et volonté de faire du Mémorial une référence internationale, la cérémonie a été placée sous le signe de la mémoire et de la transmission.
Rendre hommage à Thomas Sankara ne doit pas se limiter à la commémoration de sa mémoire. C’est le message porté par le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de division Célestin Simporé, lors de ce 11ᵉ cérémonial.
Pour le ministre, l’héritage du capitaine Thomas Sankara repose sur des valeurs qui continuent d’interpeller les responsabilités actuelles. « Nous honorons aujourd’hui non seulement l’homme, mais aussi les idéaux qu’il portait », a-t-il déclaré, citant notamment la promotion des droits de l’homme, l’émancipation de la femme, l’accès à l’éducation et à la santé pour tous, la lutte contre la pollution et la construction d’un État au service du peuple.

Ces valeurs, a-t-il estimé, doivent constituer une « boussole » pour les politiques publiques et le quotidien des citoyens. Dans un Burkina Faso confronté à plusieurs défis, le ministre appelle ainsi à puiser dans cet héritage « l’énergie et la lucidité nécessaires pour agir ».
Cette action doit, selon lui, se traduire par la détermination dans la recherche de la sécurité, la justice dans la réduction des inégalités et la transparence dans les rapports entre gouvernants et gouvernés.
La jeunesse appelée à porter le flambeau
La transmission de cet héritage passe également par la jeunesse. Le Général de division Célestin Simporé lui a adressé un message particulier, l’appelant à s’approprier l’histoire nationale pour contribuer au renouveau du pays.

« Vous êtes les acteurs du renouveau », a-t-il lancé aux jeunes burkinabè, les invitant à puiser dans la mémoire des grandes figures nationales la force d’innover, de défendre la dignité humaine et d’œuvrer pour une société plus juste. Le ministre les a également exhortés à être des citoyens engagés, critiques, solidaires et responsables.
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Au-delà de l’hommage, le cérémonial met également en lumière la place que le Mémorial Thomas Sankara entend occuper dans la valorisation de la mémoire nationale. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo, le site constitue désormais un lieu majeur de mémoire et de tourisme au Burkina Faso.

« Le mémorial Thomas Sankara est aujourd’hui le site touristique de référence dans notre pays », a-t-il affirmé. Le ministre a également insisté sur la dimension symbolique du lieu, qui suscite, selon lui, un intérêt au-delà des frontières nationales. Gilbert Ouédraogo a notamment évoqué l’attrait que le Mémorial représente pour de nombreux admirateurs de Thomas Sankara à travers le continent africain. Pour le ministre de la Communication, l’ambition est de faire progressivement du mémorial un espace de référence à l’échelle internationale.

Le 11ᵉ cérémonial d’hommage aura ainsi permis de mettre en avant deux dimensions complémentaires de l’héritage de Thomas Sankara : la nécessité de préserver sa mémoire et celle de faire vivre les idéaux qui lui sont associés dans le présent et pour les générations futures.
Christopher SOMDA et Georges KY-ZERBO (Stagiaires)
Burkina 24




