Burkina Faso : L’expérience chinoise au service de la Révolution progressiste et populaire

Et si l’expérience chinoise pouvait inspirer le Burkina Faso dans sa quête de souveraineté et de développement ? C’est autour de cette réflexion que s’est tenu, ce samedi 12 septembre 2026 à Ouagadougou, le colloque international Burkina-Chine, organisé par l’Association d’Amitié et de coopération Sino-burkinabè (AC-SIB), ex-Club des jeunes pour la promotion de la coopération Sino-burkinabè.
Placée sous le thème « Processus de modernisation à la chinoise : enseignements et perspectives pour la Révolution progressiste et populaire », la rencontre a réuni des acteurs engagés dans la coopération entre les deux pays.
L’objectif affiché est de tirer des enseignements de l’expérience chinoise pour nourrir la réflexion sur les voies d’un développement davantage fondé sur la souveraineté et l’indépendance du Burkina Faso.

Pour Abdoul Razaihagou Dene, coordonnateur général national de l’AC-SIB, il ne s’agit toutefois pas de reproduire le modèle chinois. Il est plutôt question d’en comprendre les mécanismes et d’identifier ce qui pourrait être adapté aux réalités burkinabè.
« Ils ont traversé la famine, ils ont traversé des guerres jusqu’à arriver ici. (…) Pour nous, il faut s’inspirer de cette nation-là, pas copier le modèle chinois. Non, mais comprendre comment ils ont fait et voir comment, à notre niveau, on peut l’adapter », a-t-il expliqué.
Au-delà de la réflexion, l’AC-SIB entend également mettre l’accent sur des actions concrètes. La fabrication de tissu militaire figure notamment parmi les initiatives évoquées pour accompagner le processus d’industrialisation et renforcer l’autonomie du pays.
Dans cette dynamique, la jeunesse occupe une place centrale. Abdoul Razaihagou Dene estime nécessaire de créer un cadre permettant aux experts de transmettre aux jeunes les fondements et les ambitions de la Révolution progressiste et populaire.
« Il faut vraiment mettre en place ce cadre d’activité-là qui permet aux experts d’expliquer à la jeunesse burkinabè que notre révolution, elle est vraie, elle est importante et elle peut réussir et elle va réussir. Mais il faut que l’ensemble des peuples burkinabè y adhère », a-t-il soutenu.
Du côté chinois, le parcours du pays est présenté comme une source d’enseignements. Représentante de l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso, Li Qi a rappelé que la Chine, autrefois confrontée à une grande pauvreté, a réussi à s’industrialiser et à réduire considérablement la pauvreté.

Une expérience qui, selon elle, montre que la pauvreté n’est pas une fatalité. Dans un contexte international marqué par les tensions et les conflits, le colloque appelle ainsi à renforcer les échanges d’expériences et l’apprentissage mutuel entre les peuples, avec en ligne de mire un développement porté par les réalités et les aspirations de chaque pays.
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Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




