Protection de l’enfant au Burkina : « Cap (sur) enfance positive »

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L’ONG Christian Chidren’s Fund of CANADA (CCFC) au Burkina Faso et ses partenaires initient une activité commune intitulée « Cap enfance positive ». Cette initiative consiste à réaliser une série d’émissions télévisées  sur les thèmes en lien avec la protection de l’enfant.

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En 2016 au Burkina Faso, la population était estimée à plus de 19 millions d’habitants dont 54,28% étaient des enfants. Ainsi, la question des droits de l’enfant reste une préoccupation majeure pour les pays comme le nôtre. De façon générale, les enfants de 0 à 17 ans ont besoin de protection, parce que victimes de violences sexuelles, de mariage forcé ou précoce, de mutilation génitale féminine, d’inceste, d’abandon.

Face à ses difficultés, de nombreuses actions ont été entreprises par diverses structures. Malgré tout, le phénomène est croissant. C’est ainsi que l’ONG Christian Chidren’s Fund of CANADA (CCFC) au Burkina Faso et ses 11 partenaires ont initié une activité commune intitulée « Cap enfance positive ». Ce mercredi 25 avril 2018 à Ouagadougou, les initiateurs ont tenu un point de presse pour le lancement du projet.

C’est une action commune dont l’objectif est d’initier et de conduire une série d’actions d’information et de plaidoyer en faveur du travail, de protection et de promotion des droits de l’enfant avec les principaux acteurs du domaine à travers des émissions télévisées. Il s’agit de créer un programme télé qui consistera à discuter d’un thème chaque mois, développé par une structure entrant dans la protection de l’enfant, selon son domaine de compétence.

Un budget collaboratif de 18 millions de FCFA

Douze organisations engagées dans le domaine de la protection de l’enfant se sont impliquées dans cette initiative. Il s’agit de SOS Villages d’enfants Burkina Faso, EDUCO, Terre des Hommes, Plan international, le Centre Italien d’aide à l’enfance, l’Association pour le bien-être des enfants et des adolescents d’Afrique, le Bureau international des droits de l’enfant, le réseau FORCE, ECPAT France, Fonds Enfants, CMB et CCFC.

L’initiative est prévue pour se tenir sur douze mois. Et chaque mois correspond à la réalisation d’une émission qui est composée d’un micro-trottoir, des débats et des échanges sur le plateau de télévision.  

Selon Jérémie Ouangrawa, directeur pays de CCFC, à travers cette activité, c’est de permettre le partage d’informations des structures spécialisées vers la population, de sensibiliser et aussi de créer des opportunités de synergie d’actions entre les acteurs du domaine. Le budget de cette activité est collaboratif et chaque partenaire contribue à travers un engagement financier d’un million et demi de F CFA.

Jules César KABORE

Burkina 24

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