Tensions Paris-Washington : L’ambassadeur américain défie le Quai d’Orsay, la France contre-attaque

Nouvel épisode de tension diplomatique entre Paris et Washington. L’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, ne s’est pas présenté, le lundi 23 février 2026, à la convocation du Quai d’Orsay, renseigne le média TRT. 

Le diplomate avait été convoqué à la demande du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, après la republication par l’ambassade américaine d’un message de l’administration de Donald Trump concernant la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale tué à Lyon.

Selon le ministère français des Affaires étrangères, l’ambassadeur « ne s’est pas présenté », se faisant représenter par un responsable de l’ambassade qui aurait invoqué des engagements personnels.

Face à ce que le Quai d’Orsay qualifie « d’apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur », Jean-Noël Barrot a décidé de restreindre l’accès direct de Charles Kushner aux membres du gouvernement français.

Une mesure rare entre deux pays liés par « une relation d’amitié vieille de 250 ans », souligne le ministère. Paris précise toutefois que l’ambassadeur pourra toujours solliciter des échanges diplomatiques afin « d’aplanir les irritants ».

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Ce n’est pas la première convocation du diplomate américain. En août 2025 déjà, il avait été rappelé à l’ordre après des critiques américaines jugées inacceptables concernant l’action d’Emmanuel Macron contre l’antisémitisme. Là aussi, il s’était fait représenter.

La crise actuelle trouve son origine dans la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale de 23 ans, battu à mort à Lyon par des membres présumés de l’ultragauche.

L’administration Trump avait dénoncé des actes de « violence politique d’extrême gauche » et appelé à ce que les responsables soient traduits en justice, estimant que ces faits « devraient tous nous préoccuper ». Un message relayé par l’ambassade américaine à Paris.

Jean-Noël Barrot a vivement réagi, dénonçant toute « instrumentalisation » d’un « drame qui concerne la communauté nationale » et affirmant que la France n’avait « aucune leçon (…) à recevoir de l’internationale réactionnaire » en matière de lutte contre la violence politique.

Rédaction B24

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