Sécurité routière : Ce que dit la réglementation sur les limitations de vitesse au Burkina Faso

Le respect des limitations de vitesse demeure l’un des principaux leviers pour réduire les accidents de la circulation au Burkina Faso. La réglementation en vigueur impose aux conducteurs d’adapter leur vitesse aux conditions de circulation et prévoit des sanctions en cas d’excès de vitesse.

Le décret n°73-308/PM/MTP du 31 décembre 1973, portant réglementation de l’usage des voies routières ouvertes à la circulation publique, fixe trois obligations fondamentales aux conducteurs.

D’abord, tout conducteur doit rester constamment maître de sa vitesse. Ensuite, il est tenu d’adapter celle-ci aux difficultés de la circulation ainsi qu’aux obstacles prévisibles. Enfin, il doit respecter les limitations de vitesse fixées par les textes réglementaires.

Les vitesses maximales autorisées

Le décret n°2003-418/PRES/PM/MITH/SECU/MJ/DEF/MATD du 12 août 2003, relatif à la définition et à la répression des contraventions en matière de circulation routière, fixe les vitesses maximales autorisées.

Ainsi, la vitesse est limitée à :

  • 50 km/h en agglomération, sauf disposition contraire de l’autorité compétente ;
  • 90 km/h hors agglomération pour les véhicules dont le poids total autorisé en charge est égal ou supérieur à 10 tonnes.

Des sanctions financières prévues

Les conducteurs qui ne respectent pas ces limitations s’exposent à des amendes dont le montant varie selon la catégorie du véhicule :

  • 6 000 FCFA pour les conducteurs de deux-roues motorisés ;
  • 12 000 FCFA pour les conducteurs de véhicules légers ;
  • 25 000 FCFA pour les conducteurs de poids lourds et de véhicules de transport en commun.

Des règles spécifiques pour les transports routiers

L’arrêté n°2016-0005/MTMUSR/SG/MDNAC/MATD du 24 mai 2016 renforce les obligations applicables aux véhicules de transport routier.

Il impose notamment le respect des limitations suivantes :

  • 50 km/h en agglomération, sauf dérogation de l’autorité compétente ;
  • 90 km/h hors agglomération pour les véhicules de transport de voyageurs ou de marchandises ordinaires ;
  • 80 km/h hors agglomération pour les véhicules transportant des marchandises ou des matières dangereuses.

Le texte rend également obligatoire l’installation de limiteurs de vitesse sur les véhicules relevant des catégories de transport routier définies par le décret n°2014-683/PRES/PM/MIDT/MEF/MATS/MICA du 1er août 2014.

Pourquoi respecter les limitations de vitesse ?

Les autorités rappellent que la vitesse est à la fois une cause majeure d’accidents et un facteur aggravant de leurs conséquences.

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Respecter les limitations permet notamment de :

  • réduire le risque d’accident en laissant davantage de temps au conducteur pour réagir ;
  • limiter la gravité des collisions ;
  • protéger les usagers les plus vulnérables, notamment les piétons, les cyclistes et les motocyclistes ;
  • éviter les sanctions prévues par la réglementation ;
  • diminuer la consommation de carburant ainsi que les émissions polluantes grâce à une conduite plus souple.

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Le respect des limitations de vitesse constitue ainsi un enjeu majeur de sécurité routière et un moyen efficace de préserver des vies sur les routes burkinabè.

Rédaction B24

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