États-Unis : Une caution pouvant atteindre 20 000 dollars désormais exigée pour certains demandeurs de visa de 30 pays africains

Les États-Unis durcissent les conditions d’obtention de certains visas. À compter du 3 août 2026, le gouvernement américain rend permanent son dispositif de caution financière applicable à certaines demandes de visas de tourisme et d’affaires. Cinquante pays sont concernés par cette mesure, dont une trentaine en Afrique, rapporte le média Afrik
Expérimenté pendant un an, ce mécanisme prévoit désormais une caution comprise entre 10 000 et 20 000 dollars, contre un plafond de 15 000 dollars lors de la phase pilote. Cette somme est destinée à être remboursée au titulaire du visa lorsqu’il quitte les États-Unis dans le respect des conditions de son séjour.
Les autorités américaines expliquent que cette réforme vise à réduire le nombre de visiteurs qui demeurent sur le territoire après l’expiration de leur visa.
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Selon les données avancées par Washington, plus de 20 000 demandeurs ont été soumis à ce dispositif durant sa phase d’expérimentation. Les autorités affirment également que près d’un candidat sur deux a finalement renoncé à poursuivre sa demande en raison de cette exigence financière, tandis que le nombre de visas délivrés dans les pays concernés aurait diminué d’environ 83 %. Le montant de la caution est fixé au cas par cas, dans une fourchette allant de 10 000 à 20 000 dollars.
Trente pays africains concernés
Le programme s’applique désormais aux ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains. Parmi eux figurent notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb.
Parallèlement, les États-Unis maintiennent la suspension de la délivrance de nouveaux visas à destination des ressortissants de dix autres pays, parmi lesquels le Burkina Faso, le Mali et la Somalie.
Avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation, les demandeurs de visas de tourisme et d’affaires issus des pays concernés devront désormais prendre en compte cette garantie financière dans la constitution de leur dossier.




