Lutte contre la spéculation des prix : Les contrôleurs de la BMCRF passent au peigne fin les commerces de Ouagadougou

Dans le cadre de l’application stricte des nouvelles mesures annoncées par le ministre en charge du Commerce, la Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF), appuyée par l’ABNORM, la Brigade Laabal et la Police nationale, a mené, ce vendredi 14 août 2026 dans la capitale burkinabè, une vaste opération de contrôle sur le terrain. Certains quartiers de la ville ont été particulièrement ciblés, donnant lieu à des saisies, des fermetures de boutiques et l’interpellation de plusieurs commerçants.
L’objectif de cette descente « musclée » sur les points de commerce de la ville de Ouagadougou a été de constater sur le terrain la mise en œuvre effective des mesures fortes annoncées lundi 10 août 2026 par le camarade Serge Poda.

Ces mesures, qui visent à lutter contre la spéculation et la hausse abusive des prix des denrées de grande consommation, sont entrées dans une phase de répression. « Cette sortie pour nous, c’est de marquer effectivement ces temps d’arrêt pour constater, avec toute la rigueur qui s’y impose, le début de la mise en œuvre effective de ces mesures. Ces contrôles vont s’intensifier et couvrir l’ensemble des quartiers de Ouagadougou », a déclaré Sanibè Faho, coordonnateur général de la BMCRF.
Les équipes ont passé au peigne fin les commerces de la ville, notamment aux 1200 logements, à Dassagho, Benogo, Saaba. Les infractions constatées sont nombreuses et diverses. Parmi les principaux manquements, les contrôleurs ont relevé le non-affichage des prix, la vente de produits interdits comme la farine de blé importée, le reconditionnement frauduleux, la présence de produits périmés et contrefaits.

Face à ces infractions, la réponse ne s’est pas fait attendre. Ces commerçants ont été interpellés, et conformément aux nouvelles directives du camarade Serge Poda, ministre chargé du commerce, ils ne seront plus simplement verbalisés.
« Ces acteurs seront réquisitionnés pour être placés et exécuter des travaux d’intérêt général. C’est une manière de restituer aux consommateurs ce qui leur a été pris à travers la hausse abusive des prix », a précisé le coordonnateur Sanibé Faho. Outre les travaux d’intérêt général, des amendes leur ont été infligées et leurs lieux de commerce fermés.

Au cours de l’opération de contrôle, l’équipe s’est intéressée au circuit de distribution du ciment. Dans le quartier Saaba, une opération a été interrompue alors qu’un déchargement était en cours. Le système de facturation du commerçant était « flou », et ce dernier tentait de se faire passer pour un « demi-grossiste », ce qui n’existe pas dans la réglementation officielle selon les dires Sanibè Faho.
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« Selon la réglementation en vigueur, le ciment doit quitter l’usine pour un grossiste, puis un détaillant. S’immiscer dans ce circuit rallonge la chaîne et pénalise le consommateur. L’objectif de ces sorties est aussi d’assainir ce circuit », a expliqué le coordonnateur général de la BMCRF.

La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes prévient que cette descente « n’est qu’un début ». Dans les jours à venir, selon le coordonnateur Sanibé Faho, les contrôles vont s’étendre à l’ensemble des quartiers de Ouagadougou. La seule note positive de cette descente a été l’alimentation « Bon Samaritain de Bendogo ». Ce lieu de commerce a été citée en exemple pour sa conformité aux règles et sa transparence.




