Détroit d’Ormuz : Trump menace d’en faire un « territoire des États-Unis »

Le président américain Donald Trump a affirmé, vendredi 14 août 2026, qu’il pourrait déclarer le détroit d’Ormuz comme un « territoire des États-Unis » une fois l’Iran vaincu. Une déclaration faite sur un ton qui semblait toutefois teinté d’ironie, rapporte La Presse Ca.

Lors d’une réunion à Garden City, près de New York, Donald Trump a déclaré qu’après la défaite de l’Iran, il annoncerait prochainement que le détroit d’Ormuz serait considéré comme un territoire américain. Le président américain a prononcé cette phrase avec un sourire, alimentant les interrogations sur le caractère sérieux de cette déclaration.

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Selon Brian Schwartz, journaliste au Wall Street Journal, citant un haut responsable de la Maison-Blanche sur le réseau X, Donald Trump « plaisantait » lorsqu’il évoquait l’éventualité de faire du détroit un territoire américain.

La déclaration n’a pas tardé à faire réagir les autorités iraniennes. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a affirmé samedi 15 août 2026 que le détroit d’Ormuz « restera iranien ».

Sur X, il a assuré que le détroit « a été iranien, est iranien et restera iranien », estimant que son ouverture et sa fermeture relèvent de la décision de l’Iran. Il a également rejeté toute possibilité de prise de contrôle du passage stratégique par une déclaration présidentielle, un décret ou une intervention militaire américaine.

« L’Iran n’aura jamais l’arme nucléaire »

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux passages maritimes pour le commerce mondial du pétrole. Depuis le début du conflit, il est présenté comme verrouillé par l’Iran, tandis que les États-Unis imposent, de leur côté, un blocus aux ports iraniens.

Donald Trump a par ailleurs réaffirmé sa détermination à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. « L’Iran n’aura jamais l’arme nucléaire », a-t-il déclaré, tout en assumant les conséquences économiques du conflit pour les ménages américains.

Le président américain a notamment défendu la hausse du prix de l’essence, qui dépassait vendredi 14 août 2026 de plus de 35 % son niveau d’avant-guerre. « Je ne m’excuserai jamais. J’ai pris la bonne décision », a-t-il déclaré, estimant que les Américains pouvaient accepter de payer davantage à la pompe.

Cette position intervient alors que le conflit est devenu impopulaire aux États-Unis et que le coût de la vie pèse sur la popularité du président.

Le vice-président américain J.D. Vance a, de son côté, présenté une lecture différente des priorités de l’administration. Dans une intervention sur Fox News, il a indiqué que le premier objectif était de maintenir le prix du pétrole et de l’essence à un niveau abordable pour les Américains.

Le deuxième objectif, a-t-il ajouté, consiste à empêcher définitivement l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. J.D. Vance estime que les États-Unis sont actuellement en passe d’atteindre ces deux objectifs.

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