Jeunesse, paix et sécurité : La nécessité de passer de spectateurs à acteurs

Au Burkina Faso, la construction de la paix ne peut se faire sans la jeunesse. Nombreuse, dynamique et au cœur des transformations sociales, elle est appelée à jouer un rôle déterminant dans la préservation de la cohésion sociale et le renforcement de la sécurité. C’est autour de cette responsabilité qu’une journée de réflexion sur le thème « Jeunesse, paix et sécurité : de l’engagement individuel à la responsabilité collective pour un Burkina Faso uni, résilient et prospère » s’est tenue ce samedi 29 août 2026 à Ouagadougou.

Baptisée « Je suis la paix », la rencontre a réuni plusieurs centaines de jeunes et des personnalités issues de différents domaines. L’objectif était de favoriser le dialogue et surtout d’amener les jeunes à réfléchir à leur contribution concrète à la paix et au vivre-ensemble.

Aïssata Naïssa, présidente exécutive 2026 de la JCI Ouaga Mètba

Pour Aïssata Naïssa, présidente exécutive 2026 de la JCI Ouaga Mètba, à l’initiative de la rencontre, la question de départ est simple : « Quelle est ma contribution pour la paix ? » Une interrogation qui traduit la volonté de faire de la jeunesse, non pas une simple bénéficiaire des actions en faveur de la paix, mais une véritable force de proposition et d’action. « Notre ambition est simple : écouter, comprendre, échanger et surtout repartir avec l’envie d’agir », a-t-elle expliqué.

La paix commence dans les comportements

Pour les différents intervenants, l’engagement des jeunes ne doit pas se limiter aux grandes initiatives. Il se construit également dans les comportements quotidiens, au sein des familles, dans les quartiers, les écoles, les lieux de travail, mais aussi sur les réseaux sociaux.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a rappelé que le Burkina Faso dispose d’une jeunesse « nombreuse, créative, entreprenante, innovante et capable de s’organiser ». Une force qui, selon lui, doit être davantage accompagnée à travers des espaces de dialogue, de formation et d’action. « Un pays ne se construit pas uniquement à travers ses grandes décisions. Il se construit aussi à travers les comportements de ses citoyens », a-t-il insisté.

« Et si chacun de nous était une partie de la paix ? »

Parrain de la rencontre, Ali Kassamba Diaby a, lui aussi, insisté sur la responsabilité individuelle. Pour lui, la paix ne doit pas être perçue comme une réalité que l’on attend des autres, mais comme une construction à laquelle chacun doit prendre part. « Et si chacun de nous était une partie de la paix que nous recherchons ? », a-t-il interrogé.

La mobilisation autour de ce panel témoigne également de l’intérêt des jeunes pour les questions qui touchent à l’avenir du pays. Près de 500 participants, aux profils et expériences différents, se sont ainsi retrouvés autour d’une même aspiration, notamment de contribuer à l’édification d’une société où les différences ne deviennent pas des facteurs de division.

Abdoulaye Bassinga, gouverneur de la région du Kadiogo

Au-delà des échanges, la rencontre a surtout mis en lumière la place essentielle de la jeunesse dans la construction d’un Burkina Faso uni et résilient. Elle ne peut plus être cantonnée au rôle de spectatrice. Par ses choix, ses paroles, ses initiatives et son engagement quotidien, elle peut devenir un véritable acteur de la paix et de la sécurité.

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Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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