Kenya : William Ruto ordonne la fermeture des petits commerces tenus par des étrangers

Le président kényan William Ruto a annoncé une vaste opération contre les ressortissants étrangers exerçant dans le petit commerce au Kenya. Il affirme vouloir protéger les commerçants et vendeurs ambulants locaux face à une concurrence jugée de plus en plus importante dans l’économie informelle.

À partir de la semaine prochaine, les commerçants étrangers exerçant dans de petites activités commerciales seront sommés de fermer leurs commerces, a annoncé le chef de l’État kényan.

« À partir de la semaine prochaine, tous les commerçants [étrangers] qui exploitent ces petits commerces devront les fermer », a déclaré William Ruto, mercredi, lors d’une rencontre avec des petits commerçants à la State House, à Nairobi.

Cette décision intervient alors que le Kenya connaît un débat croissant sur la présence de ressortissants étrangers, notamment africains et asiatiques, dans les secteurs de l’économie informelle.

William Ruto a toutefois assuré que son pays demeurait ouvert aux investissements étrangers. Selon lui, les investisseurs doivent privilégier la création d’emplois et le développement de la production plutôt que de concurrencer directement les Kényans dans les petits commerces.

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« Il est inconcevable qu’une personne vienne de Chine ou d’ailleurs pour devenir vendeur ambulant ou ouvrir une petite boutique », a-t-il déclaré.

Le président kényan a également annoncé l’accélération de l’examen d’un projet de loi visant à réserver certains secteurs du commerce aux ressortissants kényans.

Pour l’heure, les autorités ne disposent pas d’un chiffre précis sur le nombre de ressortissants étrangers exerçant dans le petit commerce au Kenya. Il est donc difficile d’évaluer l’ampleur de la mesure et le nombre de personnes susceptibles d’être directement affectées.

Le Kenya accueille par ailleurs une importante population de réfugiés. Certains d’entre eux vivent et travaillent en dehors des camps qui leur sont officiellement destinés. La décision de William Ruto intervient à quelques mois de l’élection présidentielle prévue l’année prochaine, pour laquelle le chef de l’État entend briguer un second mandat.

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