Éducation : Le Kadiogo fait de l’entrepreneuriat estudiantin son cheval de bataille

La Direction Régionale de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (DRESRI) du Kadiogo a ouvert, ce mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou, la 3ᵉ édition de son cadre de concertation annuelle. Placée sous le signe de l’adéquation formation-emploi, cette rencontre vise à poser des jalons concrets pour faire des étudiants des créateurs de valeur face aux défis actuels du marché du travail.
Face à l’épineuse question du chômage des diplômés, la région du Kadiogo entend faire bouger les lignes. Acteurs des universités publiques, institutions privées d’enseignement supérieur (IPES), centres de recherche et partenaires économiques se sont réunis à Ouagadougou dans ce sens.
Placé sous le thème « Pour un renforcement des jalons en entrepreneuriat et employabilité des étudiants de la région du Kadiogo », ce rendez-vous ambitionne de construire une synergie durable entre les offres de formation et les besoins réels du monde socio-économique.
Dans son mot de bienvenue, la Directrice Régionale de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Kadiogo, camarade Tani Sagna, a rappelé le poids stratégique de sa juridiction.

En effet, la région abrite à elle seule trois universités publiques à savoir l’Université Joseph Ki Zerbo, l’Université Thomas Sankara et l’Université Virtuelle du Burkina Faso, une grande école (EPO), le CNRST à travers ses laboratoires (IRSS, INERA, INSS, IRSAT), ainsi qu’un maillage de 97 IPES et plusieurs centres de recherche privés.
« Malgré les transformations en cours, nous sommes confrontés à des défis considérables concernant l’employabilité de nos étudiants et à la nécessité d’encourager une recherche véritablement innovante », a souligné Tani Sagna.

Elle a ainsi invité l’ensemble des acteurs à un dialogue franc pour adapter les cursus aux exigences de l’emploi et promouvoir l’esprit d’entreprise au sein des campus.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du Gouverneur de la région du Kadiogo, Adissa Goumbri/Zoungrana a inscrit ces travaux dans la dynamique de résilience et de souveraineté nationale.
« Dans un tel environnement, former ne saurait plus se limiter à transmettre des connaissances. Former, c’est préparer à agir. Former, c’est donner les moyens de créer, d’innover, de servir la Nation », a-t-elle affirmé.

Déplorant le fossé qui persiste entre la fin du cursus académique et l’insertion professionnelle, la représentante du gouverneur a appelé à une transformation profonde de la trajectoire étudiante. Selon elle, l’université ne doit plus seulement former des demandeurs d’emploi, mais devenir un véritable incubateur de compétences et d’initiatives privées.
Au cours des travaux, les participants se pencheront sur la révision des régimes d’études, les opportunités d’immersion en entreprise, la biosécurité ainsi que les mécanismes d’accompagnement à la création d’entreprises par les jeunes.
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Flora KARAMBIRI
Burkina 24




