Fraude aux concours de la Fonction publique: Une dizaine de structures estudiantines et scolaires appellent à la reprise des concours concernés

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Le Comité des jeunes unis pour la reprise des concours concernés par les cas de fraude (CJURCCCF) de concert avec des structures estudiantines et scolaires ont appelé, mardi 6 octobre 2015, le gouvernement de la transition à annuler et à reprendre les concours de la Fonction publique concernés par la fraude.

Selon le comité des jeunes unis pour la reprise des concours concernés par les cas de fraude (CJURCCCF), ne rien faire concernant ces cas de fraudes qui ont entaché les concours de la fonction publique, reviendrait à violer le principe de l’égalité des chances entre les candidats.

Au nom donc de ce principe d’équité, il a exigé que  « le gouvernement revienne sur sa position et reprenne purement et simplement ces concours ».

Le Comité a également souhaité des sanctions exemplaires pour les personnes impliquées dans la fraude, l’interdiction aux promoteurs et formateurs impliqués de proposer des sujets pour les concours de la fonction publique, le choix d’un mode d’évaluation qui reflète les compétences des candidats et la lutte contre le chômage des jeunes par la création d’emplois décents permanents.

Selon le porte-parole du Comité, Hermann Moussa Konkobo, l’ensemble de ces préoccupations avaient été portées à la connaissance du gouvernement avant l’avènement du putsch perpétré par le Général Diendéré et ses frères d’armes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), le 16 septembre dernier.

Mais jusque-là, ce dernier n’affiche aucune volonté d’annuler et de reprendre les concours incriminés, a-t-il ajouté.

Pourtant la jeunesse a payé un lourd tribut lors du coup d’Etat du 16 septembre ainsi qu’au cours de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et ce, pour dire non « à la fraude, à l’impunité, à la corruption, à l’impunité, à l’injustice et au bien-être », a déclaré Hermann Moussa Konkobo.

Il est donc « injuste et ingrat que le gouvernement trouve des prétextes pour ne pas répondre favorablement aux justes et légitimes préoccupations de cette jeunesse », a-t-il dit.

Si rien n’est fait dans ce sens, le comité et l’ensemble des structures engagées entendent entamer d’autres démarches dans les jours à venir pour parvenir à leur fin.

Les structures estudiantines et scolaires engagées au côté du CJURCCCF sont entre autres l’AESO, la FES-BF, le MEFA, l’ODJ, l’UGEB, l’UNARES, l’UNEF et le RJP.

Mamady Zango (Stagiaire)

 

Burkina24

Rédaction B24

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