Mercure de la semaine : Cette élection qui n’a pas intéressé grand monde

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Le thermomètre du Faso de cette semaine a oscillé entre la demi-coupe d’Afrique des Nations et les demi-élections municipales. La première a rajeuni le patriotisme grisonnant de toiles d’araignée de 16 millions de Burkinabè et demi, ne laissant que moins du quart de la demi-attention qui avait été consacrée aux secondes. Et pour cause !
Ballon et politiciens, y a pas match !
Eh oui ! Les hommes politiques burkinabè ont pris une sacrée déculottée dans le match qu’ils ont été forcés de jouer contre les Etalons. Ils en ont pris plein la vue. En effet, les bruits des vuvuzelas ont été préférés aux messages de campagne électorale distillés sur la télé et la radio, la télévision nationale ayant même bousculé les horaires normaux de passages des « politicards » à l’antenne pour permettre aux Burkinabè de se livrer à leur passion et de brandir leur fierté d’appartenance à la nation miraculeusement retrouvée !

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Livrés à vanter les prouesses d’Aristide Bancé et à implorer Allah et Jéhovah pour que Pit puisse jouer dans l’équipe de Put, pas étonnant qu’ils aient oublié jusqu’à la date de la tenue de ce rattrapage.

La campagne était sans compagne
Pour couronner tout cela, les partis politiques, du moins l’écrasante majorité, n’ont pas daigné se biler la rate pour battre campagne. Il n’y avait que le CDP, l’UPC, pour les plus voyants, qui s’évertuaient à retenir l’attention de Burkinabè qui étaient déjà passés à autre chose. Il faut reconnaître que reprendre une élection après avoir lutté contre une couplée n’est pas à la portée de tout parti politique, surtout si on connaît comment les membres de la faune politique burkinabè tirent la langue.

Quoi qu’il en soit, le résultat ressemblait à frissonner à d’autres échéances électorales pas si éloignées que cela : les électeurs ne sont pas sortis, pour ce qui est de Ouagadougou en tout cas. C’est d’ailleurs cette ville qui regroupe le plus grand nombre de bureaux de vote (491 sur 691). Exemple : Arrondissement 1, secteur 5, Lycée Saint Joseph, bureau de vote n°2 : 42 votants sur … 496 inscrits. Les autres moissons varieront légèrement au dessus ou en deçà de cette illustration.

Chassez le naturel…
Faut-il blâmer les électeurs ? Ces élections ont lieu parce que des personnes mal intentionnées ont mordu goulûment dans le fruit de la fraude. Et toute honte bue, d’autres se sont permis encore de jouer à la marelle avec l’honnêteté et la probité lors de ces municipales qui coûteront encore de l’argent qui aurait pu être utilisé à d’autres activités plus utiles. Nul, même pas le thermomètre du Faso, ne saura mesurer la densité de l’atmosphère exacerbée de suspicion et de méfiance qui règnera jusqu’à la proclamation des résultats.

Pas étonnant que les Burkinabè aient préféré les hennissements des Etalons. Eux au moins ne savent pas tromper le peuple. Quand ils jouent bien, ils jouent bien. Quand ce n’est pas le cas, ils n’ont pas besoin de fraude pour prouver le contraire à leurs compatriotes. Le divertissant qui donne des leçons au sérieux. Quel monde !

La Rédaction

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