Crise malienne: Le médiateur se rend à Bamako pour arracher un accord

© AFP par DR
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Djibrill Bassolé, chef de la diplomatie du Burkina Faso, pays médiateur dans la crise malienne, est parti ce mercredi pour Bamako à bord d’un avion des Nations unies, pour arracher l’accord des autorités maliennes au compromis conclu avec les rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, a affirmé l’AFP.

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Accompagné de diplomates (ONU, Union africaine, Union européenne, France, etc.) appuyant les négociations engagées à Ouagadougou depuis le week-end dernier, le ministre Djibrill Bassolé va « s’entretenir avec le président (malien par intérim) Dioncounda Traoré pour lever les derniers blocages », afin de permettre la tenue à Kidal de la présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.

En rappel, après trois jours de dialogue, les parties maliennes ont pu arriver à des points d’accord, même si certaines questions font encore l’objet de blocage. L’une des avancées notables obtenues par le médiateur, c’est l’acceptation de la présence de l’armée malienne à Kidal, le MNLA et le HCUA ayant accepté que les soldats maliens s’y déploient progressivement, mais à condition qu’ils soient placés sous le contrôle des forces françaises et celles de la future force onusienne, la Minusma. L’autre avancée est l’acceptation par la rébellion d’encaserner ses éléments pendant que les soldats de l’armée malienne seront déployés. Le principal point de blocage réside dans la terminologie utilisée par les rebelles pour désigner la partie du territoire malien qu’ils revendiquent, car Bamako ne veut nullement voir le mot «Azawad» sur aucun des documents qui sortiront de ces pourparlers. En effet pour le gouvernement malien, l’accepter serait reconnaître de facto l’existence de ce prétendu Etat.

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Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

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Un commentaire

  1. J’appr?cie la r?action de Bamako car qui est fout surtout que le vent a chang? de direction. C’est de bonne guerre. Il vaut mieux battre le fer quand il est chaud si le MNLA est en position de faiblesse. Aussi il ne faut oublier les situations de la CI, da la Guin?e et du Togo o? apr?s ces m?diations de Compaor? tout le connait la suite. Vigilance donc de Bamako.

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