Lettre ouverte au chef d’état-major général des armées

Ceci est une lettre ouverte d’un étudiant burkinabè en Droit, Wend-yam Fabrice, adressée au Chef d’Etat-major général des Armées, le Général de brigade Pingrenoma Zagré.

Monsieur le Chef d’Etat-major des Armées ; Pingrenoma, qu’il me soit permis de m’adresser à vous. Nous sommes tous autant que vous témoins et victimes de cette crise que traverse notre mère patrie le Burkina Faso depuis le 16 du mois courant.

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Nul besoin de vous replonger dans les péripéties cette lugubre page de l’histoire de notre Nation. Permettez-moi, ici, avant tout, de magnifier l’ardent et légendaire patriotisme du Peuple burkinabè Patriotes tombés sur le champ d’honneur, votre sang a fortifié Notre Peuple courageux et fertilisera inéluctablement sa lutte héroïque.

Demeurez dans la paix ! Désormais nous chanterons tout ragaillardis l’Hymne nationale de Notre Patrie, avec votre bravoure et celle des victimes des 30 et 31 Octobre 2014 en mémoire. Patriotes blessés, avec fierté vous avez bravé les dangers pour la Paix dans Notre Burkina. Nous vous en sommes reconnaissants et vous souhaitons un prompt rétablissement.

Général, dès les premières exactions dont se sont rendus coupables nos frères burkinabè du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), comme tous les Burkinabè, je me suis empressé de crier : « se taire c’est laisser faire … » ; « trop, c’est trop ! ». Notre « Grande muette » pourquoi t’es-tu tue pendant qu’ils nous tuaient ? Absurdité ! Un muet ne parle pas… « Grande muette », nous avons couru vers toi avec espoir.

Mais tu n’as daigné mot dire. Nous mourions sous ton regard ; impuissant ? Enfin, tu t’es décidée à nous secourir ! Général, me permettre de faire l’économie de vos décrets c’est dire combien, aimant votre patrie, vous nous évitez de nous baigner dans le sang de nos frères et sœurs. Si ce n’est pas encore le moment venu de vous jeter des fleurs, je salue déjà cette sage décision et vous rappelle que vous avez promis une issue favorable, à la Nation burkinabè entière.

Vous tenez entre vos mains tous nos espoirs pour une Paix définitive au Pays des Hommes Intègres, Général. Vivement le moment des louanges à Dieu et à Nos Pères ! Vous portez fièrement votre prénom « Pingrenoma » ; qu’il en soit ainsi pour tout le peuple, par voie de conséquence de vos actions.

Nonobstant VIGILANCE …

Que le Miséricordieux, Dieu, étende sa main sur notre pays.

Puissions-nous vivre la fête de Tabaski libérés de cette crise !

Wend-yam Fabrice

Etudiant burkinabe en Droit

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