Côte d’Ivoire: Une semaine après, les Ivoiriens rendent hommage aux victimes de Grand-Bassam

Une semaine exactement après l’attaque sur la station balnéaire de Grand-Bassam (43 Km à l’Est d’Abidjan), perpétrée par AQMI, les ivoiriens, toute sensibilité confondue se sont donnés rendez-vous ce dimanche 20 mars au stade de cette ville pour rendre hommage à leurs victimes. Ils étaient environ 3.000 personnes qui n’ont pas voulu bouder cette cérémonie qui a été marquée par la  présence du couple présidentiel ivoirien. 

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« Je suis Grand-Bassam, le terrorisme ne passera pas par moi« , « Yako (courage en langue locale) Bassam« , ou encore , « Grand-Bassam reste debout aujourd’hui et restera toujours debout » pouvait-on lire sur les casquettes et Tee-shirt arborés par les participants à ce rassemblement et ce en signe de soutien aux victimes de l’attaque.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, en compagnie son épouse et des membres de son gouvernement,  ont assisté à cette cérémonie qui a rassemblé 2.000 personnes dans le stade de la ville, sous haute protection policière.

La cérémonie a été ouverte par une libation exécutée par les chefs coutumiers drapés de pagnes rouges, en signe de deuil. Ensuite un imam et un prêtre catholique ont pris le relais en offrant des prières pour le repos des âmes des personnes décédées, le réconfort des familles endeuillées et le rétablissement des blessés.

« La mort a voulu engloutir cette ville mythique…Grand-Bassam reste debout aujourd’hui et restera toujours debout« , a déclaré le maire de la ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, Georges Philippe Ezaley.

Quant à la ministre ivoirienne de la Cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes, Mariatou Koné, elle a appelé ses concitoyens à « vaincre la peur et ne pas céder à la panique…(et) rester vigilant face au danger qui menace notre nation« , a-t-elle recommandé.

Mariatou Koné a demandé à éviter « la stigmatisation et l’indexation », dont les « effets seraient encore plus nuisibles que ceux des actes de lâcheté du terrorisme« . Elle a remis « la somme symbolique d’un million » de francs CFA à chaque ayant-droit des 19 victimes.

Le dimanche 13 mars dernier, trois assaillants avaient remonté la plage puis attaqué plusieurs restaurants abattant 19 personnes: 11 Ivoiriens dont trois membres des forces spéciales, une Nigériane, quatre Français, une Allemande, une Macédonienne et un Libanais.

Le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko a indiqué sans plus de précision que l’enquête « évolue bien », tout en qualifiant les assaillants de « narco-trafiquants » qui ont voulu détruire « le droit de vivre ensemble des Ivoiriens et compromettre leur diversité« , a-t-il exprimé.

Cet hommage, qui intervient une semaine après la fusillade, s’est déroulée en présence des diplomates, des responsables politiques dont Affi N’Guessan, le chef du parti de Laurent Gbagbo.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant de Burkna24 en Côte d’Ivoire

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