Election des maires : « On a bien commencé et nous devons bien terminer » (Simon Compaoré)

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La mise en place des exécutifs locaux par les conseillers municipaux est à l’origine d’échauffourées dans certaines localités du pays. Le ministre de la sécurité intérieure et de l’administration territoriale, Simon Compaoré, invité au 13h15  de la RTB ce  21 juin 2016, est revenu sur les incidents qui ont émaillé les séances d’élections de maires dans certaines localités du pays.

Après la proclamation des résultats définitifs par le Conseil d’Etat, place à la désignation des maires par les conseillers municipaux élus. Dans l’ensemble, estime le ministre d’Etat Simon Compaoré, les élections se sont déroulées dans le calme et la sérénité.

Il déplore cependant qu’ « à d’autres endroits, il y a des soucis parce que des gens s’affrontent au sein d’un même parti ou entre les militants d’un parti contre les militants d’un autre parti » lors des élections des maires. C’est le cas de l’arrondissement 8 de Ouagadougou où le maire élu Mahamadi Zongo du MPP est contesté par Kassoum Simporé et ses sympathisants eux-mêmes membres du même parti, rapporte la télévision nationale.

A l’Est

Un incident similaire s’est déroulé à l’Est du pays. « A Kantchari, confie Simon Compaoré, on a déploré des rixes entre deux camps, un mort hier. Et cela n’est pas acceptable. Il faut que la raison puisse l’emporter ». Pour éviter que les situations ne s’enflamment, partout où  il y a eu des situations à risques, des policiers et des gendarmes y ont été déployés, confie le ministre de la sécurité.

A Gomboro dans le Sourou

A Gomboro dans le Sourou, a confié Simon Compaoré, « malheureusement, il y a eu des dégâts. On vient de nous signaler à Gomboro, dans le Sourou, on vient de brûler une mairie ». Une situation qui n’est pas tolérable, dit-il. « On brûle une mairie pour qu’on élise un maire. Pour qu’il travaille où ? », s’interroge le ministre de l’administration territoriale.

A cela s’ajoute le cas d’une commune « où les gens étaient déjà dans la salle pour élire et on voyait des gens qui faisaient des messages à l’endroit de ceux qui sont dehors pour leur demander de ne pas accepter ceci ou cela ». Et « c’est tout cela qui met le feu à la poudre ».


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Selon lui, « ce sont des militants qui instrumentalisent la population », d’où l’appel lancé à l’endroit de tous, notamment les responsables de partis politiques. « Nous demandons l’intervention, le concours des responsables politiques, des personnes ressources pour que la sérénité revienne », lance-t-il à leur endroit. Et pour cause, estime-t-il, « on a bien commencé et nous devons bien terminer ».

« Malgré ces avatars, nous allons bien terminer »

 Pour que tout se termine bien, partout où il y a eu des échauffourées, le ministre a demandé aux forces de l’ordre de « mettre le paquet », d’aller dans ces coins pour que la raison puisse l’emporter sur la violence.

Et malgré tous ces incidents signalés çà et là, le ministre dit être confiant quant au dénouement. « Nous sommes confiants. Nous avons bien commencé. Malgré ces avatars, nous allons bien terminer. En tout cas,  les maires seront élus, les adjoints et également les présidents de commissions et nous procéderons à la passation de services entre les nouveaux maires et les présidents de délégations spéciales », a conclu le ministre de l’administration territoriale et de la sécurité intérieure.

Synthèse de Oui KOETA

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Oui Koeta

Je pense que 'la vitalité d'un pays se mesure (en partie) à celle de ses journalistes'. Merci de faire partie de ceux qui y contribuent à travers vos observations et vos suggestions. I believe that 'the vitality of a country is meseared (in part) by that of its journalists'. Thank you for being part of the adventure.

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