8-Mars à Nouna : Contre ces avancées qui ne font pas avancer

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Le thème de la 160e journée internationale du droit de la femme, « la valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes »,  illustre à plus d’un titre la situation de la femme dans la Kossi : non accès à la terre, exclusion de certaines activités et ce n’est pas tout. «Le pagne officiel du 8-Mars qui n’est pas à la portée de toutes les femme en raison de son prix trop élevé »,  a déploré la coordinatrice provinciale des femmes.

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«  Est-ce qu’il y a des femmes ici qui possèdent des terres »? A la question du parrain Daouda Simboro, pas un seul doigt en l’air parmi la centaine de femmes réunies, place du CELPAC de Nouna pour la célébration provinciale du 8-Mars.

Selon le maire de la commune de Nouna Issoufou Traoré, les femmes ne sont inclues que dans la pauvreté qui continue de plus en plus d’avoir un visage féminin. « Dans toutes les activités sociales majeures, elles sont reléguées aux second plan.  En exemple, sur les 135 conseillers municipaux de la commune, seulement 11 sont des femmes », a-t-il précisé.

 Et au haut-commissaire de la Kossi de peindre un tableau encore plus sombre de la condition féminine dans la province : « Même si dans la Kossi on ne rencontre pas de femmes exclues pour fait de sorcellerie comme c’est le cas dans certaines parties du Burkina, des filles sont  bannies pour avoir pris une grossesse ou après avoir refusé un mariage forcé, pour refus de lévirat.  Au cours des deux dernières années, 24 cas de mariages forcés, 62 cas de grossesses non désirées, 148 cas de conflits conjugaux et 91 cas de conflits familiaux  ont été enregistrés dans la Kossi»,  a indiqué Alfred Ouaré. Qu’à cela ne tienne, la fête de la femme a été belle à Nouna avec à la clé des parades des organisations socio-professionnelles féminines de la province, des chants et des danses.

Avancer sans avancer

De l’avis de certains, les 8-Mars se succèdent et se ressemblent, les beaux thèmes et discours n’étant pas ou peu suivis d’actes concrets.  Ce qui a fait dire au maître de cérémonie qu’il y a eu certes, des victoires dans la lutte, mais des résultats qui peuvent être qualifiés de « avancer sans avancer ».

Pour le parrain, le député  Daouda Simboro, il faut des résultats désormais et non réussir à exécuter un évènement. « Que le thème retenu ait un impact sur la femme et le thème de cette année «la valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes»   est très évocateur. Aujourd’hui, l’impératif est de permettre à la femme de s’épanouir, de jouer son rôle et d’avoir une égalité de chance face aux hommes pour l’accès à certains facteurs de développement», a indiqué le député.

Il a rassuré les femmes de la Kossi de  son engagement à apporter son soutien dans les différentes activités afin d’obtenir  « des avancées notables et non des avancées qui ne font pas avancer ».

Merveille KAPIDGOU

Correspondante de Burkina24 à Nouna

 

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