L’information météorologique se rend lisible

Entre l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) et les paysans qui ont besoin de l’information juste pour mieux faire face aux caprices du climat, il y a les journalistes encore appelés « intermédiaires » à l’ONG Internews de même qu’au cabinet d’intelligence économique (Ecodata). Pour une meilleure production radiophonique au profit des paysans, il est organisé une session de briefing au profit de ces derniers exerçant dans les radios locales.  

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Tout est parti de la non maîtrise et du traitement de l’information météorologique par les animateurs des stations radios, a expliqué Victor Malick, directeur pays d’Internews. Se fondant sur les résultats d’une étude, il a déclaré que « quand il (journaliste) parle de la direction du vent dans le langage de la météo, c’est tout à fait le contraire ».  Il est alors capital dit-il, d’accompagner les intermédiaires météo, les journalistes des radios locales et tous ceux qui accompagnent les agriculteurs dans leur travail de tous les jours pour arriver à booster la résilience face aux changements climatiques.

Jules Bagré de l’agence nationale de la météorologie (ANAM) ne dira pas le contraire. Il n’y a aucun doute selon lui que les prévisions saisonnières peuvent aider les producteurs à mieux anticiper sur la saison, par exemple le choix des variétés et aussi le choix des sites pour pouvoir semer. « Les prévisions quotidiennes aident les décideurs. Si on vous dit qu’il y aura la pluie demain, ça peut t’aider à programmer tes activités en fonction de ce que la météo prévoit », argumente-il.

Pour donner la bonne information, Internews a produit un « Lexique des mots et termes météo » qui sera distribué aux participants. Il devrait contribuer à une meilleure lecture des prévisions météo apportées par l’ANAM parce que l’information brute livrée par l’agence n’était « pas bien comprise par les utilisateurs ». Le lexique de 517 mots est traduit en français facile, en anglais (pour permettre au document de voyager) et dans les trois langues nationales (gourmantchéma, mooré, et fulfuldé) qui sont majoritairement parlées dans les provinces de la Gnagna, Passoré, Sanmatenga, et Namentenga. A ce lexique, il a été ajouté un référentiel des abréviations sms à envoyer sur le téléphone portable aux producteurs.

C’est là qu’intervient le cabinet d’intelligence économique (Ecodata) dirigé par Alexandre Al-Hassan Kabré. Son cabinet a développé une plateforme d’information et d’alerte agricoles par sms. Mais, compte tenu du taux d’illettrisme en milieu rural, relève-t-il Ecodata a mis en place un centre d’appel téléphonique dans trois langues locales dans l’optique d’assister les agriculteurs. « Notre rôle à nous, c’est de porter l’information aux intermédiaires par sms mais aussi par sms vocal qui va permettre d’enregistrer les bulletins de l’ANAM et les mettre à la disposition des intermédiaires », a-t-il expliqué.

Oui Koueta

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'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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