Procès Djibrill Bassolé : La NAFA est inquiète

Après plusieurs années d’instruction, le jugement du coup d’Etat de septembre 2015 est programmé pour le 27 février 2018. Le procès implique le Général Djibril Bassolé et 83 accusés.

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La Nouvelle alliance du Faso (NAFA) qui soutient la candidature à la présidentielle de Djibrill Bassolé est inquiète. Le parti dénonce une mainmise de l’exécutif sur le tribunal militaire.

«  Il convient de citer le décret signé du Président du Faso, alors ministre de la Défense le 6 mai 2016 qui limogeait le commissaire du gouvernement Norbert Koudougou et le juge d’instruction Sébastien Rapadamnaba et retirait le juge d’instruction Frédéric Ouédraogo  de l’instruction du dossier »,  a rappelé le président de la NAFA, Mamoudou Dicko.

Lire également :  » Liberté provisoire pour Bassolé : Les précisions du Président de la chambre de contrôle » 

Le 10 octobre 2017, la chambre de contrôle de l’instruction du Tribunal Militaire de Ouagadougou a rendu une décision ordonnant la mise en liberté provisoire du Général Djibrill Bassolé.

 le président de la NAFA, Mamoudou Dicko.
Mamoudou Dicko. le président de la NAFA

Mamoudou Dicko a également précisé que le 24 janvier dernier, le Président de la chambre de contrôle Jean Marie Ouattara, a été révoqué après avoir jugé illégal l’arrêté d’assignation à résidence pris par le ministre de la défense.

Pour lui, le procès risque d’être biaisé car ce dernier était la mémoire du dossier du putsch manqué. Pour la NAFA, la justice militaire ne saurait être impartiale et ne pourrait donner les garanties d’un procès équitable.

Par ailleurs, le parti se réjouit de la programmation du procès le 27 février prochain qui constitue « une lueur d’espoir pour les victimes et les parents ». Cependant, il condamne les manœuvres et les immixtions politiciennes à tous les niveaux de la procédure judiciaire du putsch manqué.

En rappel, Djibrill Bassolé et les 83 accusés sont poursuivis, entre autres, pour attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation de biens appartenant à autrui, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, violence et voies de fait sur autrui, ou de complicité de ces infractions.

Jules César KABORE

Burkina 24

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