Présidentielle au Cameroun: Paul Biya proclamé vainqueur avec 71,28% des suffrages

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Le président Paul Biya, 85 ans dont 35 ans au pouvoir, a été de nouveau proclamé vainqueur de la présidentielle camerounaise du dimanche 7 octobre 2018 avec une victoire écrasante de  71,28% des suffrages qui l’autorise à un septième mandat. Son adversaire principal, Maurice Kamto, lui, arrive en seconde position avec 14,23% des voix.

Paul Biya reste le président du Cameroun. Le verdict est tombé en ce début d’après-midi, ce lundi 22 octobre 2018, après plus de quatre heures de proclamation des résultats, département par département. Cette réélection vue de loin par les observateurs a été définitivement officialisée par le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, dans une séance retransmise en direct sur le Crtv, la télévision d’Etat camerounaise.

Est élu président de la République, comme ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés, le candidat Biya Paul”, a déclaré Clément Atangana. A en croire les résultats connus depuis cette mi-journée, Paul Biya a littéralement écrasé ses adversaires du 7 octobre en s’arrogeant neuf des dix régions du pays avec des scores au-delà des 80 pour cent dans le sud, l’Extrême-Nord et dans le Nord, notamment.

Maurice Kamto, le principal opposant du régime de Paul Biya, même s’il a perdu dans sa région d’origine, l’Ouest, a par contre gagné dans le Littoral, qui abrite la capitale économique, Douala,  avec 38,60% des suffrages.

Pour sa première participation à la présidentielle, Cabral Libii, le plus jeune candidat de cette présidentielle camerounaise, est classé troisième avec 6,28%, suivi respectivement de Joshua Osih (3,35%), Adamou Ndam Njoya (1,73%), Garga Haman Adji (1,55%), Frankline Ndifor (0,67%), Serge Espoir Matomba et Akere Muna (0,35%), dont la candidature avait été retirée la veille du scrutin au profit de Maurice Kamto.

L’annonce des résultats intervient deux semaines après le vote. Quoi de plus normal car au Cameroun, le Conseil constitutionnel étudie les recours post-électoraux avant la proclamation des résultats officiels quinze jours après le scrutin. Ainsi, plus aucune contestation n’est admise après cette proclamation.

Très tôt ce lundi 22 octobre, un impressionnant déploiement sécuritaire a été mis en place dans les points névralgiques de Yaoudé, la capitale,  et ce en prévention des appels à manifester lancés sur les réseaux sociaux contre l’annonce des résultats.

On a entendu beaucoup de coups de feu ce matin”, a rapporté un habitant à l’AFP. Les affrontements entre l’armée et des séparatistes sont devenus quotidiens dans ces deux régions, et ont déjà forcé plus de 300.000 personnes à fuir leur domicile.

Ces résultats viennent alors sceller le rejet des recours en annulation partielle ou totale du scrutin, tel que souhaité par les trois principaux candidats de l’opposition, en l’occurrence, Maurice Kamto, Joshua Osih et Cabral Libii, dénonçant des “fraudes massives et systématiques”.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina 24

Source: Africanews 

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