Série noire au Burkina : A quand la fin ?

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Les macchabées s’amoncellent. Banal est devenu le lynchage. La vie est ôtée avec une cruauté de fauves. La cohésion sociale s’effrite. L’intolérance trouve des raisons d’être heureuse. Le Burkina est méconnaissable.

En trois ans, le terrorisme a fait plus de morts que l’insurrection et le putsch réunis. Du sang burkinabè a été versé au Sahel, au Nord, à l’Est, au Centre-Est, dans la Boucle du Mouhoun, les Cascades, les Hauts-Bassins avec une régularité qui  fait mal.

Et comme si cela ne suffisait pas, des Burkinabè eux-mêmes y ajoutent leur grain de sable meurtrier : Yirgou, Gasseliki, Nafona/Soubakaniedougou apportent des notes inquiétantes pour la cohésion sociale. Le tout, dans une morosité généralisée, un vague à l’âme national et un pessimisme désolant.

Le Burkina est donc arrivé à un tournant de son histoire où il lui faut se reprendre. Aujourd’hui, plus que jamais, l’autorité de l’Etat doit se réaffirmer. Un signal fort doit être donné depuis le gouvernail pour montrer que les soupçons de laxisme et de laisser-aller qui collent de plus en plus à la peau de l’exécutif ne sont que des rumeurs infondées. Que ceux qui ne sont pas à la hauteur de la tâche soient remerciés et que ceux qui peuvent apporter une contribution utile se mettent au volant. Il n’est pas supportable d’être accommodant quand la nation est en péril.

De la part des Burkinabè, la marche-meeting du 12 janvier 2019 ravive de l’espoir quant au fait que rien n’est totalement perdu. Mais il est impératif que chaque Burkinabè à son niveau individuel arrose de nouveau la graine du patriotisme. En chaque être humain est caché un monstre qui peut être activé par certains aléas de la vie. Ce monstre doit rester endormi au Burkina pour que reste éveillé le Burkinabè. Il le faut.

La Rédaction

Rédaction B24

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