Japon : Les « insultes en ligne » désormais passibles d’un an de prison

À partir de cet été et en vertu de l’amendement au code pénal du pays, les personnes reconnues coupables d’insultes en ligne au Japon seront passibles d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an ou d’une amende de 300 000 yens (environ 2 000 euros) soit 1 384 196, 23F CFA. C’est ce 13 juin 2022 que le Parlement japonais a adopté cette loi.

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Cette décision fait suite au suicide d’une influenceuse japonaise, qui a été victime d’abus sur les réseaux sociaux, informe le média Siècle Digital.fr.

Un changement significatif par rapport aux peines existantes, à savoir une période de détention maximale 30 jours et une amende de 70 euros. Pourtant, ce projet de loi a suscité une certaine controverse dans le pays, les opposants estiment qu’il pourrait entraver la liberté d’expression et la critique des personnes au pouvoir.

Toutefois, ses partisans expliquent qu’une législation plus stricte est nécessaire pour lutter contre le cyberharcèlement. Elle n’a été adoptée qu’après l’ajout d’une disposition ordonnant le réexamen de la loi trois ans après son entrée en vigueur afin de mesurer son impact sur la liberté d’expression. Si l’on se réfère au code pénal japonais, les insultes sont définies comme « le fait de rabaisser publiquement le statut social d’une personne sans faire référence à des faits précis la concernant ou à une action spécifique »

Selon un porte-parole du ministère de la justice, ce délit est différent de la diffamation définie comme le fait de rabaisser publiquement une personne en indiquant des faits spécifiques. Pourtant, les deux sont punissables par la loi. Pour Seiho Cho, avocat pénaliste basé au Japon, la loi n’est pas suffisamment précise sur la définition des « insultes en ligne ». 

L’élément déclencheur : La mort de Hana Kimura

La mort de Hana Kimura, une influenceuse japonaise, a fait prendre beaucoup d’importance à ce sujet. À 22 ans, cette jeune femme était connue pour son rôle dans la série Netflix « Terrace House ».

Elle s’est suicidée en 2020. La nouvelle a suscité un choc et une grande tristesse dans tout le pays, beaucoup ont évoqué les insultes qu’elle avait reçues en ligne de la part d’internautes sur les réseaux sociaux dans les mois qui ont précédé sa mort.

Source: Siècle Digital.fr

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