Roch Kaboré « est en pleine forme, dans un état moral très solide », selon Désiré Guinko

Les militants et sympathisants de l’ex-majorité présidentielle (APMP) sont allés rendre une visite de courtoisie à l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré ce mercredi 6 juillet 2022 dans son domicile à Ouagadougou. C’était aussi une occasion pour ces derniers de réaffirmer leur fidélité au président déchu par les militaires un certain 24 janvier 2022. 

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L’ex-président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a reçu la visite des militants et sympathisants de l’ex-majorité présidentielle. À l’issue de la rencontre, Désiré Guinko, ancien chargé de mission à la présidence du Faso a confié que l’ex-président Roch Kaboré a rassuré qu’il « est totalement libre ». À l’en croire, Roch Kaboré « est en pleine forme, dans un état moral très solide ». 

« Nous estimons qu’il n’y a pas de mots particuliers en dehors de dire merci au bon Dieu pour cette libération qui est un plus pour l’apaisement, qui est un plus pour la cohésion sociale. Nous avons dit, nous allons le redire c’était notre combat. Un combat plein de sens pour la défense des libertés individuelles et collectives à travers la personne du président Kaboré.

Et aujourd’hui, nous estimons que notre objectif est atteint. Nous saluons tous ceux qui, de loin ou de près ont œuvré pour l’atteinte de cet objectif. Nous saluons la conférence des chefs d’État de la CEDEAO, nous saluons l’ensemble des organisations internationales et nous saluons tous les Burkinabè épris de paix et de justice qui se sont battus pour que nous puissions atteindre cet objectif », s’est félicité Désiré Guinko.

Désiré Guinko

Ensuite, il a encouragé les nouvelles autorités du Burkina à œuvrer dans cette lancée pour l’apaisement, car le pays en a besoin, à l’entendre. « Notre pays traverse des moments très difficiles, très douloureux, il ne sert à rien de rester divisés dans des pareilles circonstances », a-t-il ajouté.

Selon Désiré Guinko, ils sont allés dire au président Kaboré qu’ils restent fidèles à sa vision. Pour lui, lorsqu’on est fidèle à la vision d’un homme, le minimum que vous puissiez faire pour lui c’est de se battre pour lui.

« Pour nous, c’était un combat. Et ce combat, certes il va s’arrêter mais c’est une interpellation pour l’ensemble des Burkinabè à rester debout pour la question de la défense des droits des humains, pour la question de la promotion des libertés individuelles et collectives », a-t-il appelé.

Sur la réconciliation nationale et la prétendue arrivée de l’ancien président Blaise Compaoré, Désiré Guinko a réagi que cette question doit obéir aux aspirations du peuple. « Le peuple burkinabè a besoin de la réconciliation mais il faut tenir compte de ce peuple lorsqu’on prend les décisions. C’est ce qui est le plus important. 

Si les décisions vont à l’encontre de la volonté du peuple, ça sera difficile pour la mise en œuvre. On a eu plusieurs types de réconciliation dans ce pays mais cela n’a pas abouti réellement parce qu’on a voulu faire des choses de façade. Il faut rester attacher aux aspirations du peuple », a-t-il noté.

Quelques membres de l’ex-majorité notamment Zéphirin Diabré, Vincent Dabilgou, Alassane Bala Sakandé et Me Bénéwendé Stanislas Sankara étaient présents mais aucun d’eux n’a pipé mot.

Willy SAGBE et Welly TAMBOURA, Micheline OUEDRAOGO (Stagiaires)

Burkina24 

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