Prise en charge des travailleurs domestiques au Burkina : Les acteurs du secteur discutent de son amélioration

Le Centre de Recherche et d’Action sur les Droits Économiques, Sociaux et Culturels (CRADESC) en collaboration avec l’Association pour la Défense des Droits des Aides Ménagères (ADDAD) ont proposé des solutions pour une meilleure prise en charge des aides ménagères tant au Burkina Faso que dans plusieurs autres pays d’Afrique ce mercredi 14 septembre 2022. C’était à l’issue de 3 jours  d’atelier à Ouagadougou.  

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En 2018 d’après le rapport de l’OIT, le Burkina Faso comptait 59 158 travailleurs domestiques avec 75% de Femmes. Cependant plusieurs dysfonctionnements entravent les conditions de vie de ces travailleurs. C’est ce qui est ressorti des 3 jours de rencontre entre les acteurs intervenant dans le domaine des aides ménagères.

C’est à ce titre que ces acteurs ont initié une rencontre avec les hommes de médias pour étaler les difficultés liées à ces activités afin de trouver des solutions à ce « fléau ».

Selon la présidente de l’Association pour la Défense des Droits des Aides Ménagères (ADDAD), Sakinatou Ouédraogo, plusieurs causes sont à l’origine de cette mise à l’écart de leurs membres. Elle a cité à ce titre le manque de recours aux agences  de recrutement, la difficulté d’intervention des acteurs du droit de travail due aux accès de ménages, le non-respect des textes dans leur secteur d’activité.

« Au Burkina Faso il y a le code du travail qui fixe le SMIG à plus de 30 000 F CFA. Combien d’aides ménagères peuvent se vanter d’en avoir au Burkina Faso ? Les mêmes qui sont censés faire respecter ces textes sont ceux qui payent ces aides ménagères à 15 000 ou moins. Nous sommes des aides ménagères, nous avons aussi le droit de bien vivre. C’est généralement les gens venus d’autre pays qui parviennent à bien nous  payer », a déploré Sakinatou Ouédraogo.

A ce titre, les études menées en collaboration avec le Centre de Recherche et d’Action sur les Droits Économiques, Sociaux et Culturels (CRADESC) ont proposé plusieurs solutions. Il s’agit notamment de la mise place du cadre de concertation pour la protection des droits de ces acteurs, la mise en place d’un comité chargé de travailler à la mise en place d’un secrétaire permanent, à l’avènement d’une législation qui garantit les droits économiques sociaux et culturels des travailleurs, etc.

« Ce sont des issues d’une étude sur les aides ménagères dans les pays d’Afrique dont le Burkina Faso. Malgré l’existence d’un arsenal juridique qui régit ce secteur, nous avons détecté au cours de cette étude des limites et ce n’est pas seulement au Burkina car au Sénégal également nous avons ces limites. Nous voulons juste que les textes soient appliqués pour le bonheur des aides ménagères », a indiqué Dr Oumy Ndiaye au du CRADESC.

La présidente de l’Association pour la Défense des Droits des Aides Ménagère (ADDAD) Sakinatou Ouédraogo

D’après cette même étude présentée, 3/5 des travailleurs domestiques logent chez son employeur, et 78% sont des célibataires. Toujours selon l’étude, 1,2% des travailleurs domestiques ont été déclarés positifs au Covid-19 pendant que la pandémie faisait rage. Il faut dire aussi que neuf pays d’Afrique sont concernés par cette étude.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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