Port de casque au Burkina Faso : « Le gouvernement passe à la répression en 2024 » (Ministre en charge des Transports)

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À l’hémicycle, ce mardi 05 décembre 2023, le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, a annoncé que le gouvernement burkinabè passera à la répression en cas de non-respect du port de casque, au Burkina Faso en 2024. 

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Depuis 1978 une loi portant obligation du port de casque a été adoptée au Burkina Faso.  Après 45 ans de promotion du port de casque au Burkina Faso, les résultats sont en deçà des attentes.  Malgré la gravité des accidents enregistrés quotidiennement, le port du casque n’est pas opérationnel au Burkina Faso.

« 11 717 accidents ont été constatés à travers le pays au mois de 30 juin 2023, entraînant 471 décès et 7 335 blessés », a souligné le ministre en charge des Transports, Roland Somda, citant un rapport de l’ONASER (Office National de la Sécurité Routière).

Le ministre en charge des Transports, Roland Somda

Le ministre a donc rappelé le cadre légal et institutionnel existant. Entre autres, le décret N°78-107/PRES/TPTU du 30 novembre 1978 qui rend obligatoire le port du casque pour tous les utilisateurs d’engin à deux roues motorisé au Burkina Faso, conducteurs comme passagers. Cette mesure a été entérinée par le décret 2003-418/PRES/PM/MITH/SECU/MJ/DEF/MATD du 12 août 2003 portant définition et répression de contraventions en matière de circulation routière.

Il y a aussi le décret n°2005-231/PRES/PM/MCPEA du 20 avril 2005 portant obligation d’intégrer le casque aux équipements d’accompagnement des véhicules motorisés à deux roues lors de la vente.  Malgré ces textes et les actions de promotion de la sécurité routière menées par l’ONASER, le CCVA, la DGTTM et ses douze directions régionales en collaboration avec la police, la gendarmerie, des associations partenaires à travers la sensibilisation et l’information, le non-respect du port du casque persiste.

Alors pour le ministre Somda, il est temps de passer à la répression. « Le ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière entend poursuivre la sensibilisation jusqu’en 2024 avant de passer à la répression continue. Une évaluation sera faite avant de passer à cette étape », prévient-il.

Pour certains députés, la question du port de casque doit être étendue à d’autres faits d’incivisme et de non-respect du code de la route. L’excès de vitesse, les acrobaties sur les voies publiques, le respect des heures de pointes pour les gros porteurs, etc. sont autant de faits qui sont sources d’accidents.

« Les mesures à prendre pour une application effective des décrets portant obligation d’intégrer le casque aux équipements d’accompagnement des véhicules motorisés à deux roues lors de la vente et de celui portant obligation du port du casque lors de la conduite à moto au Burkina Faso », c’est la Synthèse de la deuxième question orale avec débat posée par la député Assita Bénédicte Françoise Romaine Bailou, objet de discussion, lors de la séance plénière du mardi 05 décembre 2023.

Akim KY

Burkina 24

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Un commentaire

  1. Montrer une photo avec un casque de couleur noire n’est peut-être pas très judicieux?
    Sous le soleil intertropical il vous faudra privilégier une couleur très très claire afin d’éviter la surchauffe … ;-)

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