Tribune | « Au Mali, les efforts du gouvernement vers la réconciliation ont donné des résultats significatifs »

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Ceci est une tribune de Charly Kamguia, analyste politique, sur l’actualité au Mali.

La tâche prioritaire des autorités de transition du Mali, depuis leur arrivée au pouvoir jusqu’à aujourd’hui, est la réunification du pays afin de préserver son intégrité territoriale. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement malien prend des mesures décisives qui rapprochent le moment où le Mali redeviendra un État unitaire et où la paix et la sécurité seront rétablies.

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L’expert panafricaniste malien, Luka Malle, note que le gouvernement de transition a entamé des négociations avec les groupes rebelles afin de rétablir un État malien unifié et de parvenir à la paix et à la concorde.

Il convient de rappeler que le 25 janvier 2024, les autorités maliennes ont enterré l’Accord de paix d’Alger, tout en annonçant la création d’un organe spécial, le Comité de pilotage du dialogue inter-malien pour la paix qui est chargé de la préparation et l’organisation de ce dialogue.

Les résultats sont déjà significatifs. Ainsi, le 10 février, les mouvements Touaregs ont levé le blocus instauré fin décembre au Nord du pays. « La levée du blocus sur les principales routes du nord du Mali, de la frontière algérienne aux villes de Tombouctou et de Gao, et la restitution de Kidal sont des événements importants pour un Mali uni », a fait remarquer Luka Malle.

Une autre décision importante des autorités de transition, dirigées par le colonel Assimi Goïta, visant à réunifier le pays, est l’interdiction des activités des ONG financées par la France sur le territoire malien. Certaines de ces ONG ont servi d’administration dans le Nord du Mali, soutenant les indépendantistes touaregs et les aidant à se séparer de Bamako. C’est à cause des activités des ONG financées par Paris et des agents français que le Nord du Mali est devenu « un élément à part ».

« L’interdiction des activités des ONG financées par la France a également incité les séparatistes à faire des concessions. En effet, les activités de certaines ONG dans le nord ont fait des séparatistes un élément dangereux pour l’État », estime l’expert malien.

Les autorités de transition du Mali ont décidé de prendre le destin du pays en main. Après avoir renoncé aux tentatives infructueuses de réconciliation avec l’implication d’acteurs extérieurs, plus précisément après avoir abandonné l’Accord d’Alger, le Gouvernement entend désormais tout mettre en œuvre pour surmonter ce défi exclusivement à l’intérieur du pays.

Après avoir abandonné les tentatives infructueuses de réconciliation impliquant des acteurs extérieurs, c’est-à-dire l’abandon de l’Accord d’Alger, le Gouvernement entend désormais tout mettre en œuvre pour surmonter cet important défi par le recours à des solutions uniquement à l’intérieur du pays.

Par Charly Kamguia 

Analyste politique

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